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Gauche anticapitaliste: (G)rêve général(E) !

Pourquoi une grève ce 10 octobre ?

Pour défendre le droit de grève qui a été récemment menacé – après le service minimum des gardiens de prison ou à la SNCB, il est maintenant question de réquisitions.
Pour lutter contre le détricotage des services publics, en voie de privatisation.
Pour défendre le système de pension qui ne cesse d’être attaqué : en quelques années, l’âge de la retraite est passé de 60 à 67 ans, le montant de la pension est calculé sur les 10 dernières années (au lieu de 5), et la carrière complète a été allongée. Des pensions plus basses, plus tard. La logique : le moins-disant social.

Zoom sur quelques mesures de l’Accord d’été

L’ « Accord d’été », c’est un paquet de mesures sur lesquelles le gouvernement fédéral s’est mis d’accord pendant le mois de juillet. A ce stade, ce ne sont encore que des propositions, qui devront par la suite être votées. Voilà ce qui nous attend… si on ne lutte pas ! Y compris dans le secteur privé si nous voulons stopper sa mise en œuvre.

Tu es au chômage ? Tu commences à travailler ?

La période d’essai est modifiée : le préavis est réduit à une semaine durant les trois premiers mois du contrat de travail. Ça veut dire plus de précarité lorsqu’on est engagé, et donc plus de pression.
Les demandeu.r.se.s d’emploi ne peuvent désormais plus refuser une offre d’emploi qui ne correspond pas à leur profession si elles/ils ont les compétences nécessaires pour cet emploi. Exemple : Tu as été aux scouts dans ton adolescence ? Tu as les compétences pour travailler dans l’enseignement ou le social.
Les mesures « d’activation » concerneront aussi les personnes handicapées.
On engagera désormais en priorité des contractuels (au lieu de statutaires) dans le secteur public, y compris les entreprises publiques. Le travail intérimaire y sera aussi plus aisé. Les travailleu.r.se.s du secteur public seront donc dépendant.e.s pour leur poste des caprices des autorités politiques.

Tu es jeune ?

Les « starter jobs » font leur apparition et les « flexi-jobs » sont étendus. Les « flexi-jobs », ce sont ces emplois où on peut vous prévenir la veille que vous travaillez le lendemain…ou pas. Il n’y a donc aucune assurance de revenu. Quant aux « starter jobs », il s’agit d’emplois avec un salaire brut au rabais pour les moins de 21 ans : un travailleur de 18 ans toucherait ainsi 20% de moins que son collègue de 21 ans. La normalisation de l’hyper-précarité se prépare.

L’interdiction du travail du dimanche pour les mineurs est supprimée.

Encore des cadeaux aux banques et aux riches !

Après le sauvetage des banques en 2008, on va vers la re-privatisation des parts de l’Etat dans les banques comme Belfius et BNP Paribas Fortis. Ou comment nationaliser les pertes et privatiser les bénéfices.
Les taux d’imposition pour les grandes entreprises diminuent : de 33% actuellement à 29% en 2018 et 25% en 2020 ; pour les PME, les taux diminuent de 33% actuellement à 20% en 2018. Un cadeau pour les entreprises, qui correspond à une diminution du budget fédéral, ce qui a un impact sur les services publics (financés par les impôts).
Les travailleu.r.se.s auront désormais la possibilité de se constituer eux-mêmes une pension complémentaire via des retenues salariales volontaires effectuées par l’employeur. En d’autres mots, on va vers une accélération de la privatisation du système de pension. Les systèmes privés (assurance groupe, fonds de pension, épargne pension) sont en croissance continue mais ils auront là une occasion en plus de se développer.

La grève, un droit !

Ne nous trompons pas d’ennemi. Celui qui nous « prend en otage » n’est pas celui qui se redresse pour dire non à ce qui nous est présenté comme « moderne, naturel, inéluctable ». C’est plutôt l’alliance destructrice du patronat et des gouvernements qui exige chaque année une nouvelle saignée sur nos services publics (y compris la santé), nos salaires et notre sécurité sociale, pour garantir un profit et un dividende maximal. La grève est un droit, conquis par de longues luttes, pour pouvoir exercer un moyen de pression et obtenir de meilleures conditions de travail. Le droit « au travail » est le droit humain fondamental pour chacun.e d’avoir un travail. La grève est un moyen essentiel pour défendre ce droit. Il n’existe pas de « droit à aller au travail », ne nous laissons pas enfumer par cette confusion.
Comment on s’organise ?

travail 30h

Pour lutter, on a besoin d’alternatives. Elles existent ! Commençons par exiger le retrait de toutes les mesures antisociales prises depuis la crise financière. Luttons pour la réduction du temps de travail, qui augmentera le temps libre de chacun.e tout en augmentant le nombre d’emplois pour éliminer le chômage de masse. Revendiquons la revalorisation de la sécurité sociale et des services publics, via un impôt de crise drastique sur les 10% les plus riches de Belgique (les 10% des Belges les plus riches possèdent 48% du patrimoine !). Reprenons le contrôle des secteurs financier et énergétique. Défendons cette perspective dans nos organisations syndicales et de jeunesse.

Qui sommes-nous ?

Face aux inégalités et à la crise écologique, la réponse passe par l’appropriation collective des richesses et une planification démocratique et écologique de l’économie. La Gauche Anticapitaliste (et son organisation de jeunes : Les Jeunes anticapitalistes) est donc une organisation qui lutte pour le renversement du capitalisme, et défend un projet écosocialiste, féministe, antiraciste.

Par Gauche anticapitaliste


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