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Ankara demande aux USA d'exclure les kurdes du YPG de la lutte contre l'EI

La Turquie a demandé jeudi aux Etats-Unis le retrait des milices kurdes des YPG (Unités de protection du peuple) des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par Washington dans sa lutte contre l'organisation Etat islamique (EI).

Les relations entre les Etats-Unis et la Turquie, alliés au sein de l'Otan, se sont tendues ces derniers temps, leurs intérêts divergeant dans le conflit syrien où Ankara a lancé fin octobre une offensive contre les miliciens des YPG présents dans le secteur d'Afrin (nord-ouest).

Washington s'est assigné pour objectif la défaite complète de Daech, alors qu'Ankara cherche à empêcher que les Kurdes de Syrie n'obtiennent leur autonomie et n'alimentent l'insurrection des Kurdes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) dans le sud-est de la Turquie.

Le ministre turc de la Défense, Nurettin Canikli, a rencontré mercredi son homologue américain, James Mattis, en marge d'une réunion de l'Otan à Bruxelles.

"Nous voulons qu'ils (les Américains) mettent un terme au soutien qu'ils apportent au bras armé syrien du PKK, les YPG", a-t-il dit jeudi à la presse, ajoutant que la Turquie demandait le retrait des miliciens kurdes des forces au sol en Syrie.

James Mattis a dit pour sa part que certains désaccords persistaient avec Ankara mais que les discussions avec son homologue turc avaient été franches et honnêtes.

"Je crois que nous avons trouvé un terrain d'entente et qu'il reste encore certains désaccords (...)", a dit le chef du Pentagone à la presse, assurant que les deux pays continueraient à oeuvrer en vue d'améliorer leur collaboration.

Un communiqué du Pentagone indique que James Mattis a demandé à la Turquie de rester concentrée sur la lutte contre les djihadistes de l'EI en Syrie.

En visite jusqu'à vendredi en Turquie, le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a soutenu pour sa part que les Etats-Unis n'avaient jamais fourni d'armes lourdes aux YPG et donc qu'ils n'avaient "rien à reprendre".

(Idrees Ali et Robin Emmott, avec Lisa Barrington à Beyrouth, Eric Faye et Arthur Connan pour le service français, édité par Gilles Trequesser)


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