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L’Occident uni contre l’axe Syrie-Iran-Russie

Le face-à-face entre Damas et ses alliés d’une part et les Américains de l’autre est désormais plus qu’une probabilité. C’est une question de temps, disent les analystes, qui évoquent la perspective d’une « interconnexion » de différents « quartiers généraux » impliqués dans la guerre depuis 2011.

Dans son éditorial, Raï al-Youm revient sur les récents succès militaires de l’armée syrienne et de ses alliés dans la région de la Ghouta orientale

Et le journal se demande ce que compte faire l’armée syrienne une fois la Ghouta orientale libérée : « Après avoir repris le contrôle de 60 % de la Ghouta orientale, avoir divisé la zone “occupée” par les terroristes en trois secteurs et les avoir encerclés, où se dirigera l’armée syrienne ? »

Selon l’article, quatre parties connaissent la réponse : le palais présidentiel syrien, le président russe, le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique et les commandants du Hezbollah qui siègent à Zahiya, au sud du Liban.

Ces quatre parties ont créé une alliance qui mène la guerre contre les terroristes en Syrie, alliance qui s’est partagé la tâche au moins depuis trois ans et qui a réussi à changer le cours des événements sur le terrain, ce qui a abouti au maintien de l’État syrien et des institutions qui le composent au bout de sept ans de guerre sans merci 

Pour l’éditorialiste, le front de combat le plus important est celui « du Nord-Est syrien », là où les États-Unis ont déployé plus de 2 500 forces spéciales qui couvrent un tiers du territoire syrien. C’est là que les Américains forment leurs alliés kurdes et tribaux en prélude à la formation d’un État kurde.

Dans les semaines à venir, ces mercenaires devront faire face non seulement à l’armée syrienne, mais aussi aux forces populaires, corps composé de militaires syriens que soutiennent les forces « Wagner ». Cette force a d’ailleurs tenté de mettre à preuve les réelles intentions des Américains en lançant une opération il y a trois semaines contre la rive est de l’Euphrate. Elle a traversé le fleuve et s’est déployée dans l’est pétrogazier de Deir ez-Zor. La réaction US n’a pas tardé et les frappes ont visé l’armée syrienne et ses alliés, provoquant des dizaines de morts, dont des Russes. Il va sans dire que les gisements pétrogaziers de l’est de la Syrie sont indispensables à tout projet de reconstruction de la Syrie, qui importe toujours du gaz en provenance d’Égypte.

Une chose est sûre : l’armée syrienne a remporté sa guerre contre les terroristes aux côtés de ses alliés et a fait preuve d’une parfaite maîtrise de la chose militaire. Rien ne dit qu’elle ne répétera pas le même exploit face aux Américains, qui sont vraisemblablement tentés d’en découdre directement avec l’armée syrienne. Le désormais ex-chef de la diplomatie US, Rex Tillerson, l’avait d’ailleurs annoncé : les États-Unis entendent rester en Syrie de façon permanente. Cette annonce a été rappelée par Sergueï Lavrov, qui dénonce l’intention de Washington à provoquer un démembrement de l’État syrien, prévision qui cadre parfaitement avec la présence d’une vingtaine de bases US dans le nord de la Syrie, à Konané, à Hassaka, à Manbij ainsi qu’à Raqqa et dans sa banlieue.

Mais à quoi ressemblera un face-à-face entre les USA et la Russie, appuyée par l’axe de la Résistance ?

Les combats aériens et balistiques ne constituent qu’un aspect de cette guerre. Les Russes pourraient par exemple être tentés de se comporter comme ils l’ont fait en Irak : en 2003, quand les Américains ont envahi l’Irak, la Russie n’a pas hésité à apporter son soutien indirect à la frange anti-américaine de la population, celle qui s’en est prise à l’occupant américain et qui a finalement fini par en provoquer l’enlisement...

Les choses commencent à aller dans le sens d’une confrontation USA/Syrie et la Russie sera de la partie. C’est une question de temps et d’interconnexion : côté syrien, cette interconnexion existe depuis longtemps et a montré son efficacité. Côté américain, la Jordanie, l’Arabie saoudite, l’Europe et Israël ont déjà répondu « oui » à l’appel US. Reste à savoir comment ils s’y prendraient quand aura sonné l’heure H.


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