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Accord russo-turc pour céder Afrin au gouvernement syrien

Les sources kurdes syriennes affirment que des pourparlers sont en cours entre la Turquie, la Russie et les États-Unis sur le sort de la région d’Afrin, et que Moscou et Ankara ont convenu de la céder à Damas.

Des sources kurdes affirment ce mardi 17 juillet que les pourparlers tripartites entre la Turquie, la Russie et les États-Unis sont en cours pour déterminer le sort des régions contrôlées par les forces kurdes dans le nord de la Syrie.

Selon Fars News citant des sources bien informées, la région d’Afrin serait bientôt cédée au gouvernement syrien sur la base d’un accord russo-turc.

Elles ont également déclaré que « les unités kurdes qui sont au courant de cet accord cherchent à le médiatiser. Elles auraient rédigé elles-mêmes le texte de l’accord ».

Une source kurde a affirmé que le gouvernement turc mettrait en place des centres de surveillance à une profondeur de 15 kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, et expulserait les Forces démocratiques syriennes (FDS) vers l’est de l’Euphrate.

Le drapeau national syrien sera hissé dans les régions situées à l’est de l’Euphrate et l’administration locale reprendra ses tâches, a-t-elle ajouté.

L’agence de presse turque Anadolu a rapporté le mois dernier que les États-Unis et la Turquie avaient élaboré une « feuille de route » selon laquelle les FDS auraient un mois pour quitter les territoires situés à l’ouest de l’Euphrate.

Le résultat de l’accord final a été rendu public lors de la rencontre du secrétaire d’État américain Mike Pompeo et de son homologue turc Mevlüt Çavusoglu, à Washington en juin.

L’accord sur le retrait des éléments des FDS de la rive occidentale de l’Euphrate, dans le nord de la Syrie, est soutenu par les deux pays.

Lundi, le soi-disant Conseil démocratique syrien, lié aux FDS, s’est réuni dans la ville de Tabqa, au nord du pays, pour une réunion de deux jours avec des responsables kurdes locaux et des personnalités syriennes de l’opposition.

Hekmat Habib, membre dirigeant du Conseil, a déclaré à l’AFP que l’un des objectifs de la réunion était de « créer un cadre de négociation » avec le gouvernement syrien.

Les forces kurdes sont alliées aux troupes américaines et françaises déployées en Syrie et contrôlent une grande partie du nord et de l’est du pays.

En juin, les Kurdes se sont déclarés prêts à des négociations de paix « inconditionnelles » avec le gouvernement de Damas.

Les forces kurdes dans le nord de la Syrie ont été une source de vives tensions entre les États-Unis et la Turquie. Ankara veut que les États-Unis cessent de soutenir et d’armer les Kurdes, mais Washington fait la sourde oreille.

L’accord conclu le mois dernier entre la Turquie et les États-Unis, qui prévoit le retrait des Kurdes soutenus par Washington de Manbij, pourrait, selon les observateurs, pousser les Kurdes à rejoindre le giron du gouvernement syrien.


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