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Le site satirique Nordpresse dénonce une «censure de masse» sur Facebook dans l'affaire Benalla

Des internautes ont remarqué que Facebook bloquait ou supprimait les partages de contenus du site satirique Nordpresse sur l'affaire Benalla. Le site a accusé le réseau social d'avoir bloqué son nom de domaine, mais Facebook dément toute censure.

Le réseau social Facebook a démenti ce 22 juillet en fin d'après-midi avoir cherché à bloquer la diffusion de contenus du site parodique belge Nordpresse sur l'affaire Benalla, invoquant des «problèmes techniques qui ne sont pas liés au contenu», pour expliquer les difficultés des internautes à partager ces contenus. «Les contenus [de Nordpresse] sont autorisés sur Facebook», a précisé le réseau social dans un communiqué, cité par l'AFP. En revanche, Facebook dit avoir «identifié un problème technique empêchant l'affichage d'un aperçu» lorsque les internautes cherchaient à partager un lien sur la page de Nordpresse.

Le site satirique avait expliqué dans un communiqué, plus tôt le 22 juillet, avoir reçu des centaines de messages de la part d'internautes, signalant que Facebook avait supprimé le partage des contenus de Nordpresse concernant Alexandre Benalla et Emmanuel Macron. Le site avait en effet été particulièrement inspiré par l'affaire Benalla, qui défraye la chronique depuis des jours, produisant plusieurs articles à caractère parodique sur le sujet.

«On tombe littéralement de notre chaise. Est-ce ça aujourd’hui la démocratie française ? Mettre un site satirique sur liste noire parce qu’il en rajoute sur ce qui est déjà une affaire d’Etat ?», s'interroge Nordpresse dans son communiqué au ton résolument offensif.

Une «censure de masse», selon les termes employés par la publication belge, qui se serait ensuite étendue aux autres articles du site, même ceux ne traitant pas d'Alexandre Benalla. Contacté par RT France, le patron de Nordpresse Vincent Flibustier a en effet affirmé que le nom de domaine du site avait été bloqué par le réseau social. Une information également rapportée par des internautes tentant en vain de relayer le contenu de Nordpresse, capture d'écran à l'appui.

Prenant le temps de répondre à RT France en plein milieu de cette tempête, Vincent Flibustier ne s'est pas départi de son sens habituel de l'ironie, prenant soin de préciser : «Vous pouvez écrire qu'au moins si j'étais en Russie on m'aurait fait un paquet de frites au polonium ou retrouvé mort tombé de mon balcon. La France manque décidément de classe.»

Malgré tout, Nordpresse ne pense pas qu'une politique de «censure de masse» porterait ses fruits à long terme, et demeure convaincu que la satire a un avenir sur la plateforme. «Il y aura toujours moyen de contourner», soutient Vincent Flibustier. Et pour cause, le site a annoncé qu'un changement du nom de domaine allait «rapidement arriver».


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