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1.000 gigawatts de solaire et d’éolien installés dans le monde

Selon Bloomberg New Energie Finance (BNEF), les capacités de production d’énergie solaire et éolienne ont passé le cap du térawatt (TW) en juin dernier. Les experts prédisent que le deuxième TW sera atteint d’ici à mi-2023, et coûtera deux fois moins que le premier.

Au 30 juin dernier, selon les calculs de Bloomberg New Energie Finance (BNEF), le monde avait installé un total de capacités de production éolienne et terrestre de 1 térawatt (TW), c'est-à-dire 1.000 gigawatts (GW) ou 1.000.000 mégawatts (MW). Si on y ajoute l'hydroélectricité, ce sont 2 TW d'énergies renouvelables qui sont déjà opérationnelles sur la planète.

Ces capacités se répartissent presque également entre l'éolien (54%) et le solaire (46%), les deux nouvelles énergies renouvelables les plus répandues. À elles deux, elles ont vu leurs capacités de production multipliées par quatre depuis 2010, et par... 65 depuis 2000 ! Mais, à en juger par leurs évolutions respectives, l'éolien devrait bientôt céder le pas au photovoltaïque. En 2007, on comptait déjà 89 GW d'éolien, pour seulement 8 GW de solaire. Mais depuis, ce dernier a connu un développement fulgurant, avec une base installée multipliée par 57 en 10 ans.

Les seuls panneaux solaires photovoltaïques ont ajouté plus de capacités de production électrique en 2017 que le charbon, le gaz et le nucléaire réunis.
Le prochain Térawatt vert deux fois moins cher que le premier

Plus impressionnant encore que les capacités de production, l'évolution du coût correspondant. En effet, BNEF évalue à 23.000 milliards de dollars le capital investi pour financer ce premier Térawatt, mais à seulement 12.300 milliards l'investissement nécessaire entre 2018 et 2022 inclus pour y ajouter un deuxième TW, soit une baisse du coût unitaire du MW installé de 46%.

En 2017, hors gros hydraulique, le secteur des renouvelables a mobilisé 279 milliards de dollars (plus de la moitié dans le solaire) contre 103 milliards dans les nouvelles centrales électriques à gaz ou au charbon, 42 milliards dans de nouveaux réacteurs nucléaires, et 45 dans les grands barrages. D'ici 2050, BNEF anticipe des investissements de 11.500 milliards de dollars dans de nouvelles capacités de production d'électricité renouvelable (dont les 2/3 dans l'éolien et le photovoltaïque), contre seulement 1.500 milliards dans les autres sources faiblement carbonées, dont l'hydraulique et le nucléaire.
51% d'énergies vertes dans le mix français en 2050 ?

En France, bien que ces nouvelles énergies vertes, hors hydroélectricité, aient représenté 10% (31% avec l'hydroélectricité) de l'électricité consommée au deuxième trimestre de cette année, nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire pour atteindre l'objectif de 23% du mix énergétique en 2020. Mais une étude commanditée par Energy Union Choices et la Fondation européenne pour le climat en partenariat avec le Cambridge Institute for Sustainable Leadership montre qu'il serait possible d'accélérer fortement le déploiement des énergies renouvelables solaires et éoliennes en visant 90 GW (gigawatt) en 2030. Selon cette même étude, il serait possible de réduire ses capacités nucléaires d'environ un tiers (-20 GW), sans renoncer à fermer ses centrales à charbon. La part des énergies renouvelables dans la production électrique française pourrait ainsi atteindre 51 % en 2030, à comparer avec un objectif actuel de 32%, récemment révisé à 31%.
Trois fois plus de gaz et deux fois plus de pétrole qu'en 1973

Ces chiffres impressionnants ne doivent pas nous faire oublier que les énergies fossiles demeurent encore très largement majoritaires dans le mix mondial. Ainsi en 2015, les énergies renouvelables, hors hydroélectricité, produisaient 7,1% de l'électricité mondiale, et seulement 1,5% de la consommation d'énergie primaire. La consommation, de gaz naturel avait triplé entre 1973 et 2015, et celle de charbon avait été multipliée par deux dans le même temps. Dès lors, rien d'étonnant si les émissions de gaz à effet de serre liée à la combustion d'énergie ont doublé sur cette période, alors qu'il faudrait atteindre globalement la neutralité carbone dans la seconde moitié de ce siècle pour limiter la hausse des températures à +2°C et espérer échapper à un emballement du réchauffement climatique.


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