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Syrie : les FDS disent vouloir reprendre Afrin

Les Forces démocratiques syriennes (FDS, majoritairement kurdes) disent que leur priorité sera la reprise d’Afrin.

Selon le site d’information Al-Hal (7al.net), le commandant de ce groupe soutenu par les États-Unis, Mazloum Kobane, a affirmé que les FDS avaient pour priorité de reprendre Afrin, une ville et un district du gouvernorat d'Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, aux forces affiliées à Ankara.

Sur le terrain, certaines sources ont laissé entendre que les FDS auraient formé une coalition avec l’armée syrienne.

Des activistes et des sources locales ont rapporté dimanche 12 août que simultanément à l’arrivée massive de l’armée syrienne et ses alliés aux alentours d’Idlib, les avions de combat syriens avaient mené des dizaines de raids aériens au nord-ouest de Hama, au sud d’Idlib et aux alentours d’Alep.

Ces sources ont estimé probable que lors d’une prochaine étape, une coalition militaire composée de militaires syriens et d’éléments de Forces démocratiques syriennes (FDS) lance des opérations dans le nord-ouest de la Syrie.

D’après les observateurs, l’objectif de ce transfert de forces et d’équipements est de lancer des opérations militaires contre les terroristes dans la banlieue ouest d’Alep en vue de les en chasser en prélude à des opérations à Idlib et éventuellement à Afrin.

La localité d’Afrin est actuellement occupée par l’armée turque et ses alliés, à savoir l’Armée syrienne libre (ASL).

Des sources syriennes depuis Idlib rapportent que des dizaines de civils syriens ont été tués par les militaires turcs, ces dernières années dans cette province du nord-ouest syrien.

Voulant se sauver des violences créées par les terroristes dans la zone, les victimes essayaient de traverser la frontière et entrer en Turquie avant d’être prises pour cible par les militaires turcs.

Après la libération totale du sud de la Syrie et le ratissage des régions sous contrôle des terroristes en banlieue de Damas, c’est logiquement au tour de la province d’Idlib d'être soumise au nettoyage.

L'armée syrienne continue à envoyer ses contingents à Idlib où sont retranchés des milliers de terroristes partisans d'Ankara. L’armée a même annoncé être prête à en découdre avec la Turquie, si besoin est. D'un autre côté, la Turquie d'Erdogan se trouve dans une situation particulièrement délicate : des milliers d'hommes armés qu'elle a soutenus pendant sept ans sont massés sur ses frontières qui risquent, en cas d'attaque de l'armée syrienne, de les franchir et d'envahir le sud de la Turquie. Ankara aura donc intérêt à éviter un conflit majeur.

Toutes ces évolutions interviennent alors que les relations entre la Turquie et les États-Unis connaissent de vives tensions. Les médias parlent des brouilles liées à l’arrestation en Turquie d’un « prêtre turc », alors qu’à l’intérieur des États-Unis, les législateurs américains tentent de bloquer la livraison des avions de chasse F-35 à la Turquie, d’autant plus qu’elle a signé un contrat d’achat de batteries de missiles S-400 avec les Russes.


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