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Philippe Martinez : ' Notre responsabilité c’est de mettre tout le monde en grève '

À la veille de l’acte III des gilets jaunes, et alors que la CGT appelle aussi les citoyen-nes à manifester sur le thème de la précarité ce samedi 1er décembre, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, était l’invité de #LaMidinale.

Sur la manifestation de la CGT du 1er décembre
« Il est important de continuer à mobiliser autour des questions de précarité et de précarité de l’emploi. »
« Le gouvernement accentue l’idée que les privés d’emplois étaient des privilégiés et qu’il fallait les obliger à retrouver du travail en traversant la rue. »

 Sur la mobilisation des gilets jaunes 
« Il y a des possibilités de faire des choses ensemble, évidemment s’ils sont d’accord parce qu’on n’est pas là pour récupérer leur mouvement. Mais il y a des choses possibles. »
« Chaque barrage est un endroit particulier de la contestation et les messages ne sont pas les mêmes partout. »
« Il y a des endroits où ça n’est pas possible parce qu’il y a des actes racistes, d’autres endroits où on n’est pas les bienvenus. »

 Sur le rôle du gouvernement
« Le gouvernement joue avec le feu. »
« Depuis qu’ils sont élus, ils considèrent que les syndicats ne servent à rien et qu’ils peuvent gérer le pays comme ils le veulent. »
« Le gouvernement a enfanté les gilets jaunes et ça leur revient à la figure parce qu’il n’y a pas d’interlocuteur, il n’y a pas d’organisation, mais il y a des vrais problèmes et il va falloir les régler. »

 Sur la représentativité des syndicats
« Il y a une crise de la représentativité. »
« Le mot démocratie n’a pas la même définition quand on parle du politique et du social. »
« Un député a été élu dimanche dernier avec 18% de taux de participation : ce monsieur a porté sur son nom 11% des inscrits. Moi personnellement, avec un tel score, je ne siégerais pas à l’Assemblée nationale. »
« Il y a eu des élections à la SNCF, c’est 60% des inscrits et on ne serait pas légitimes ? »

 Sur la suite de la mobilisation et la grève
« On a un plan de travail qui était déjà dans le paysage avant que les gilets jaunes ne soient sur les ronds points. On l’a un peu renforcé. »
« On veut faire du 14 décembre, jour de la fameuse réunion de la commission nationale de la négociation collective, un temps fort de la mobilisation. »
« Il y a, par profession, des grèves qui sont prévues, notamment dans l’énergie. »
« La grève est indispensable sauf qu’il ne suffit pas que Martinez le dise devant une caméra pour que ça marche. »
« Il faut une généralisation des grèves. »
« C’est bien d’occuper les ronds-points mais pour être efficace, c’est bien d’occuper les usines et les services. C’est à ça qu’il faut travailler. »
« Notre responsabilité, c’est de mettre tout le monde en grève malgré des statuts et des préoccupations immédiates ou lointaines qui ne sont pas tout à fait les mêmes. »
« Le slogan magique n’existe pas même si l’on voit que l’on peut fédérer autour des questions de salaires. »

 Sur la généralisation de la mobilisation (les lycéens, les quartiers populaires, les syndicats)
« On essaie pas de reprendre la main, on essaie de continuer ce qu’on a construit, dans un contexte différent. »
« Je suis sûr que parmi les gilets jaunes, dans les 85% que j’imagine avoir de bonnes intentions, ils devaient nous critiquer lorsqu’on a bloqué des raffineries et des ronds-points pendant la loi El Khomri. »
« La période est propice à la convergence des luttes. »
« Notre souci, c’est de faire converger des revendications et des luttes qui peuvent sembler éloignées mais qui, sur le fond, posent des questions de comment on va vivre demain. »
« En 68, le monde du travail était plus homogène et il y avait moins de syndicats. »

 Sur les élections professionnelles
« Notre problème, contrairement à la démocratie politique, c’est qu’il n’y a pas d’élections générales pour les syndicats : on ne peut voter pour la CGT que quand la CGT est implantée dans une entreprise. »
« Ces élections sont un moyen d’expression de nos revendications, ça n’est pas une compétition entre syndicats. »
« Il nous faut renouer avec les services publics de proximité parce que c’est une des forces de notre pays. »

 Sur l’avenir du syndicalisme et de la CGT
« La CGT doit évoluer parce que le monde actuel génère d’autres formes de travail, d’autres relations au travail et notre souci c’est de toujours s’occuper de ceux qui travaillent. »
« Ce n’est pas parce qu’on est contre le travail du dimanche que l’on ne doit pas s’occuper de ceux qui travaillent le dimanche. »
« Beaucoup de gilets jaunes n’ont jamais croisé un syndicaliste : comment peuvent-ils en parler hormis ce qu’ils entendent sur certaines chaines d’infos en continu où l’on nous appelle les "braillards", les "gueulards" ? Donc la CGT doit s’ouvrir. La CGT doit être présente partout où il y a des travailleurs, qu’ils aient du travail ou pas, qu’ils soient en activité ou à la retraite. »

30 novembre 2018


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