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'Gilets jaunes'. La tentation de l’état d’urgence

L’éventualité de l’instauration d’un état d’urgence au lendemain des violences du 1er décembre, jour de mobilisation des “gilets jaunes”, est longuement évoquée par la presse étrangère.

A peine rentré du G20 à Buenos Aires le dimanche 2 décembre, le président français Emmanuel Macron s’est rendu sur le site de l’Arc de Triomphe, théâtre de nombreuses violences et saccages la veille qui ont fait tâche d’huile dans l’Ouest parisien, raconte le quotidien britannique The Telegraph. Sous forte escorte policière, il s’est entretenu avec des pompiers et des représentants des forces de l’ordre. Acclamé par les uns, le chef de l’Etat a été hué par des militants du mouvement des “gilets jaunes” qui ont réclamé sa démission.

Ensuite, Emmanuel Macron a présidé une réunion de crise à l’Elysée à laquelle des ministres et des responsables sécuritaires étaient présents. La réponse de l’exécutif a d’abord été celle de la fermeté, écrit le quotidien suisse Le Temps. “Les coupables de ces violences (…) veulent le chaos. Ils seront identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice”, a insisté Emmanuel Macron. Les autorités françaises n’ont pas écarté la possibilité d’instaurer l’état d’urgence, réclamé par plusieurs syndicats de police, pour mettre fin aux violences, poursuit le journal.

Des troubles majeurs

Cette éventualité fait la une des médias étrangers ce dimanche 2 décembre. Selon un bilan du ministère de l’intérieur, quelque 136 000 personnes étaient sorties dans les rues de France le 1er décembre ; au moins 133 personnes, dont 24 membres des forces de l’ordre, ont été blessées dans la capitale, selon la préfecture de police. A Toulouse, théâtre de nombreux affrontements, on déplore 57 blessés dont 48 parmi les forces de l’ordre. A Arles, un automobiliste est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, victime d’un accident sur le lieu d’un barrage organisé par les “gilets jaunes”. La déclaration du porte-parole du gouvernement, Benjamin Grivaux, estimant que l’imposition de l’état d’urgence n’était pas exclue est citée par plusieurs journaux étrangers. Il s’agit de troubles majeurs, les pires depuis des décennies, précise l’édition dominicale du Times de Londres. “La France considère l’imposition de l’état d’urgence”, poursuit The New York Times dans un long article relatant le “jour d’après” ce 1er décembre 2018 à Paris, théâtre de violents affrontements la veille.

    Même s’ils étaient principalement le fait de vandales qui s’étaient greffés sur le mouvement des gilets jaunes, le symbolisme de la violence de samedi était puissant. La révolte des paysans et des ouvriers modernes contre un président de plus en plus dédaigné pour son retrait royal a transformé les plus célèbres avenues du pays et les sites les plus en vue de sa capitale, Paris, en véritables zones de guerre.

En Russie, la fermeté de l’action des forces de l’ordre françaises et, plus généralement, de la réponse politique face à ses protestations est soulignée par la presse locale. “Macron a fait comprendre à plusieurs reprises aux Français qu’il ne compte pas dévier de sa politique”, écrit Gazeta.ru. Le site relève aussi que pas une seule fois Emmanuel Macron n’a accepté la proposition de dialoguer en direct avec des représentants des “gilets jaunes”. “Jupiter, redescends sur Terre, ici c’est la misère !”, dit pourtant l’un de leurs slogans, rappelle le média russe.


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