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'Mardi noir' dans les lycées : beaucoup de rassemblements, peu d'incidents violents

Les lycéens haussent le ton. Le syndicat Union nationale lycéenne (UNL) a appelé à un "mardi noir" pour la journée du 11 décembre. Des blocages sont organisés un peu partout en France pour dénoncer des mesures gouvernementales, dont la réforme du bac, du système d'accès à l'enseignement supérieur et du service national universel.

"Lycéennes, lycéens, continuons la mobilisation !" a écrit le président du syndicat, Louis Boyard, la veille, après l'allocution d'Emmanuel Macron. Environ 170 établissements étaient "perturbés" mardi matin, selon le ministère de l'Education

Des rassemblements dans toute la France. Les cortèges comptaient plusieurs centaines de jeunes à Paris et en région : un gros millier de manifestants dans la capitale, même nombre à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, 300 à Auxerre, Dijon, Lyon, Nîmes, Montpellier, Mérignac etc, selon les chiffres de la police. Peu d'incidents ont été signalés.

Des actes de violence. Ces blocages, parfois marqués par de vives tensions (caillassages, voitures renversées...), inquiètent les responsables d'établissements. "Les actes de violence se multiplient devant ou à proximité des établissements, liés directement aux mouvements de lycéens ou en marge de ceux-ci", déplore le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement.

"Arrêter de frapper la jeunesse." "On a le sentiment que le gouvernement a pris peur (...), cette peur s'est manifestée en répression", a déclaré Louis Boyard, à la tête du syndicat lycéen UNL. Quatre organisations ont demandé mardi au gouvernement d'"arrêter de frapper la jeunesse". Pour Carlos Lopez, sdu Syndicat national des personnels de l'éducation et du social (SNPES-FSU), il y a une "stratégie gouvernementale d'écraser le mouvement lycéen".

Un lycéen porte plainte contre la police. Un jeune homme, gravement blessé à l'œil, a porté plainte avec ses parents contre la police pour "violences volontaires", a indiqué l'avocat de la famille à l'AFP, mardi 11 décembre, confirmant une information du Progrès.

Des parents d'élèves inquiets. La FCPE, première fédération de parents d'élèves, rapporte la crainte de ces derniers face aux "feux de poubelle mais surtout face à l'usage disproportionné de la force par la police". "Nous demandons aux parents d'aller sur les manifestations des élèves, non pas pour leur dire ce qu'il faut faire, mais pour les encadrer et les protéger", indique ainsi Rodrigo Arenas, coprésident de la fédération.


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