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À l’Onu, on place la France entre le Venezuela et Haïti, Paris sous le choc

Le gouvernement français, devant l'exigence formulée par l'Onu d'ouvrir une enquête sur «l'usage excessif de la force», s'est dit «étonné» de se retrouver sur une liste entre le Venezuela et Haïti et a donné sa vision de la situation.

Sur fond de l'exigence des Nations unies d'ouvrir une enquête sur «l'usage excessif de la force» à l'encontre des manifestants, qui a de nouveau marqué l'acte 16 des Gilets jaunes samedi dernier, Paris a semblé embarrassé «de se retrouver cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti».

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, s'est exprimé sur le sujet à la sortie du conseil des ministres au Palais de l'Élysée.

«Il faut […] s'étonner tout de même de se retrouver cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti où il y a eu des morts […] des morts nombreux», a-t-il dit.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a réagi lui aussi à la nouvelle.

Poursuivant son allocution, Benjamin Griveaux a rappelé que des enquêtes avaient été lancées «notamment par l'Inspection générale de la police nationale» et a fait état de 162 enquêtes ouvertes à la date du 1er mars. Il a souligné dans ce contexte que «la moindre des choses» était d'écouter les Nations unies et «de les prendre en considération».

Avant d'ajouter toutefois:

«Il est bien de voir le verre à moitié vide […], mais il est de mon devoir de rappeler que parfois il peut être vu à moitié plein».

Le Haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, a demandé ce mercredi à la France de mener une enquête sur les cas de violences policières pendant les manifestations des Gilets jaunes

«Nous encourageons le gouvernement [français, ndlr] à poursuivre le dialogue […] et l'exhortons à mener une enquête complète sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force», a-t-elle déclaré devant le Conseil des droits de l'Homme à Genève.

Michelle Bachelet a comparé la situation en France à celle des répressions violentes au Soudan, en Haïti et au Zimbabwe où les manifestants «réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes».

Le Conseil d'État a rejeté début février la demande de suspension de l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD). Il avait été saisi par la CGT, la Ligue des droits de l'Homme, le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France, qui jugent leur usage dangereux, ainsi que des personnes blessées par des tirs à Nîmes et Montpellier.


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