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La décision de Trump de blacklister le CGRI, pas opérationnelle (Expert français)

En France, la décision américaine de blacklister une partie des forces armées iraniennes continuent à animer les commentaires. Car il s'agit d'une décision propre à déboucher sur un conflit qui pourrait dépasser largement le Moyen-Orient. Interviewé par RT, Thierry Colville, le chercheur de l'IRIS estime qu'il s'agit plutôt d'un coup de pub qui a toutes les chances de faire flop. En référence à la récente décision du président américain de blacklister le Corps des gardiens de la Révolution islamique d’Iran (CGRI), le chercheur juge "inefficace" la décision américaine qui ne lui semble pas "être opérationnelle".

Lors d’un entretien avec RT, il affirme :

    « Les États-Unis ont blacklisté l’Iran et le CGRI alors que le CGRI fait partie du corps armé iranien et est donc une force militaire officielle. Or l'État iranien est bien plus respectueux du droit international que les États-Unis , car malgré l retrait US, il continue à respecter  l’accord nucléaire signé en 2015. »

Pour le chercheur, la démarche plutôt "insensée" de Trump relève d'une logique unitaire qui croit pouvoir pousser l'Iran au dialogue en usant des mêmes méthodes dont a usé Washington à l'égard de la Corée du Nord. Or, même dans le dossier nord-coréen, il semblerait que c'est plutôt Pyongyang qui mène la danse et pas le contraire.

Et d’ajouter :

    « Avec l’Iran, Trump veut continuer d’imposer une pression maximale pour contraindre ce pays à dialoguer mais d'une position de faiblesse. Après son arrivée à la Maison Blanche, Trump a en premier lieu imposé de nouveaux trains de sanctions à l’Iran, quitte à faire éclater l'accord de 2015. Et pourtant, les sanctions imposées à l'Iran sont bien loin de mettre au pas les Iraniens qui vivent depuis 40 ans sous embargo et savent comment faire pour le détourner. D'où la récente décision de Trump de mettre le nom du CGRI sur la liste noire, façon d'harceler davantage l'Iran et le pousser au dialogue. Il y a aussi la volonté de surenchère et de guerre des nerfs coté américain », a estimé l'expert.

Mais les États-Unis parviendront-ils à leur objectif de faire céder l'Iran?

« Rien n’indique que Washington parviendra ainsi à faire plier l’Iran. Car la récente décision de Washington contre le CGRI est complètement non opérationnelle, à moins que les États-Unis veuillent réellement la guerre. L'Iran ne pourra plus confiance aux États-Unis qui se montrent totalement imprévisibles», a affirmé le chercheur français.

Coville que l'annonce du "blaclistage" du CGRI visait entre autre objectifs à booster les chances de Netanyahu, largement fragilisé ces derniers mois, aux législatives israéliennes.

Un autre expert cette fois interrogé par Le Point partage à peu près le même point de vue. "La décision de Trump réconforte largement le CGRI dans sa position laquelle a depuis toujours consisté à ne pas faire confiance aux Américains. En effet les démarches de Trump ont bien donné raison au CGRI, a estimé Hamze Safavi, interviewé par Le Point.

En fait le président US a visé outre l'Iran, ses partenaires européens car si une guerre éclate entre les parties, ce seront entre autres les Européens qui vont en pâtir :

"Il est encore trop tôt pour parler des conséquences de la décision du blacklistange du CGRI sans connaître ses détails effectifs, bien plus importants que l'annonce même. Par exemple, on peut se demander ce qu'il adviendra des navires américains qui, depuis des années, traversent le détroit d'Hormuz avec l'accord du CGRI. Si une guerre venait à éclater, cette voie de transit serait bloqué et on imagine quels en seront les conséquences pour les pays consommateurs de l'énergie au nombre des quels figurent les pays européens...Maintenant, dans un premier temps, ces nouvelles sanctions pourraient rendre plus difficiles les activités des entreprises liées au CGRI. Toutefois, ces sociétés devraient au fil du temps reprendre leurs affaires comme auparavant avec l'apparition de nouvelles entités sans aucun lien officiel direct avec le CGRI. Cela pourrait prendre un peu de temps, mais il n'y aura pas de conséquence importante sur le long terme... Donc tout compte fait et à l'instar du retrait us de l'accord nucléaire, c'est encore les partenaires occidentaux de l'Iran qui vont essentiellement payé le prix de cette démarche".


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