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'Rien ne serait pire qu’un retrait iranien du PGAC' (Parly)

En réaction à la suspension par l’Iran de certains de ses engagements sur l’accord nucléaire et à sa promesse d’y renoncer si les puissances internationales ne respectent pas leurs obligations, la ministre française des Armées a déclaré que rien ne serait pire de voir l’Iran quitter cet accord.

S’exprimant ce mercredi 8 mai sur BFM TV et RMC à ce sujet, la ministre française des Armées, Florence Parly, a déclaré que la France et ses partenaires européens voulaient « absolument faire vivre l’accord ».

À la suite du durcissement des positions anti-Iran de Washington et de l’atermoiement des pays européens, l’Iran a informé ce mercredi les cinq signataires restant dans l’accord nucléaire de 2015 de sa décision de suspendre la mise en œuvre de certains de ses engagements en vertu de l’accord multilatéral, exactement un an après le retrait unilatéral des États-Unis de cet accord international.


Les ambassadeurs des pays signataires de l’accord (France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie et Chine) ont reçu ce mercredi 8 mai une lettre du président Rohani dans laquelle il annonce la décision du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien de suspendre l’application de « certains engagements de l’Iran au titre de l’accord sur le nucléaire de 2015 ».

De même, dans une autre lettre envoyée ce mercredi matin à la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini, les détails des mesures prises par l’Iran lui ont été transmis.

Au cours d’un discours tenu ce mercredi en direct sur les médias nationaux, le président iranien a détaillé le contenu de cette lettre en annonçant une « première étape de la riposte ».

Le président s’est référé ensuite aux articles 26 et 36 du PGAC pour annoncer la première étape de la riposte iranienne.

L’Iran a notamment décidé de ne plus vendre d’eau lourde et d’uranium enrichi à d’autres nations comme il s’y était engagé au titre de l’accord de Vienne signé en 2015, qui limitait son programme nucléaire en vue de la levée des sanctions internationales.

Quelques heures après l’annonce de l’Iran, les autorités de certains pays signataires du PGAC ont réagi à la suspension par Téhéran de certains de ses engagements dans le cadre de l’accord nucléaire.

La ministre française des Armées, Florence Parly, n’a pas exclu que l’Union européenne adopte des sanctions contre l’Iran après cette décision.

Bien que jusqu’à présent Téhéran ait « toujours respecté ses engagements de contrôle et de respect des installations nucléaires », s’il déroge à certains de ses engagements, la question des sanctions sera posée, a affirmé Florence Parly au micro de RMC.

Il est à noter que la décision prise aujourd’hui par l’Iran n’est pas pour le moment considérée comme une violation du PGAC, tant que ses réserves d’uranium enrichi n’atteignent pas la barre de 300 kg et que ses réserves d’eaux lourdes n’atteignent pas 130 tonnes. Ces mesures sont surtout une menace de se retirer du PGAC dans les 60 jours à venir.

Les propos de la responsable française interviennent alors que malgré les promesses des trois pays européens signataires de l’accord nucléaire d’assurer les intérêts économiques de Téhéran dans le cadre du PGAC, ils n’ont pris aucune mesure concrète dans ce sens.

Lors de précédentes négociations bilatérales franco-iraniennes, Paris aurait menacé de considérer tout manquement par l’Iran à ses engagements comme une violation flagrante du PGAC et de déférer la question devant le Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui n’a cependant pas été le cas pour le moment.

La création du mécanisme financier INSTEX, censé faciliter les transactions entre l’Iran et les pays européens, n’a pas non plus eu d’effet concret.


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