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Trois morts dans l’incendie d’un immeuble du XIe arrondissement de Paris

Trois personnes ont perdu la vie dans un incendie qui a ravagé un immeuble de la rue de Nemours. On déplore plusieurs blessés, dont un sapeur-pompier.

Ce 22 juin, aux alentours de 5h du matin, un incendie s’est déclaré dans un immeuble du XIe arrondissement de la capitale. Trois personnes ont été tuées et une autre grièvement blessée. L’origine du feu reste encore indéterminée. 27 personnes, dont un pompier, ont été légèrement blessées après avoir inhalé des fumées toxiques dégagées par l’incendie. Le bâtiment de six étages, situé dans la rue de Nemours, abritait un restaurant, un hammam et des habitations, selon les premières déclarations du capitaine Florian Lointier, porte-parole des pompiers de Paris. Parmi les trois personnes ayant perdu la vie, deux ont été retrouvées carbonisées dans leur appartement et la dernière, une jeune femme, s’est défenestrée pour échapper aux flammes, a précisé le capitaine.

A 10h, le feu était «maîtrisé mais pas éteint», a-t-il indiqué lors d’un point presse tenu sur place. Ce sont au total 200 pompiers qui ont été mobilisés sur les lieux du drame ainsi qu’une cinquantaine d’engins. 120 d’entre eux étaient encore actifs dans la matinée a souligné le porte-parole, indiquant que le bâtiment, datant des années 1970, était en cour de réfection au niveau de ses façades. Environ 15 sauvetages ont été réalisés par des échelles et des échelles crochet, d’après les chiffres de Florian Lointier. Evoquant une «intensité de feu très importante», il a également affirmé que les «cheminements complexes et [les] arcs électriques [dans le bâtiment] n’[avaient] pas facilité le travail des pompiers».

«Le feu a pris dans une cage d'escalier, dans un restaurant et dans un hammam principalement, les fumées sont montées sur ce premier immeuble de six étages et ensuite sur deux autres immeubles, dans des cages d'escalier qui font quatre étages chacune. Hormis les foyers principaux, on a énormément de fumée et de gaz chauds qui compliquent le travail et ne permettent pas d'accéder à ces cages d'escalier», a-t-il ajouté.

Des consignes «parfaitement respectées»

Suite à un incendie volontaire qui avait fait dix morts début février à Paris, les pompiers avaient fait circuler des messages de prévention. «Les gens sont restés confinés chez eux, ont fermé leurs portes et attendu que les pompiers viennent les chercher par ordre de priorité», a expliqué Florian Lointier rappelant que les consignes avait «été parfaitement respectées». Le parquet de Paris a ouvert une enquête et le 2e DPJ a été saisi. La préfecture de police de Paris a indiqué, sur Twitter, que le préfet Didier Lallement se trouvait également sur place.

«On dormait et vers 5h j'ai senti de la fumée. J'ai ouvert la fenêtre et il y avait déjà un camion de pompiers dans la rue. On a vue sur la cour (de l'immeuble incendié) et on a vu une énorme de colonne de fumée qui sortait. On a entendu crier, plein de bruit et on est sorti direct», a témoigné auprès de l’AFP Jérôme Cariati, un habitant de la rue Oberkampf. «On a vu passer les gens évacués, qui étaient pieds nus, ils avaient l'air choqués, certains avaient du mal à respirer. Ils ont été pris en main rapidement», a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole des pompiers, si la totalité des habitants évacués ne pourront pas rejoindre leurs habitations, des appartements ayant été endommagés par la fumée et le feu, certains «pourront revenir d'ici ce soir».

Dans la nuit du 4 au 5 février dernier, une femme souffrant de problèmes psychiatriques avait volontairement déclenché un incendie dans un immeuble du XVIe arrondissement de Paris, faisant 10 morts et 96 blessés, le bilan le plus meurtrier dans la capitale en près de 14 ans.


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