Le président cubain et plusieurs ministres font le point sur les mesures adoptées pour relancer l'économie
 


Le président cubain et plusieurs ministres font le point sur les mesures adoptées pour relancer l'économie

Le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, et les ministres de l'Économie et de la Planification, des Finances et des Prix, du Travail et de la Sécurité sociale participent aujourd'hui à la première Table ronde consacrée à la présentation des mesures récemment adoptées par le Conseil des ministres


Le président Diaz-Canel explique les raisons de ces mesures, les analyses réalisées et, faisant référence à l’augmentation de salaire, il affirme : «  Cela ne contredit pas ce qui sera fait plus tard et c’est un premier pas. »

LES MESURES APPROUVÉES

• Le Conseil des ministres a approuvé une série de mesures visant à relancer l'économie, notamment une augmentation des salaires dans le secteur budgétisé, ainsi que des pensions, afin de mieux répondre aux besoins de la population et de l'économie, en encourageant la participation active de tous les acteurs à la recherche de solutions et à la lutte contre le siège économique que nous impose le gouvernement des États-Unis.

• « Ce n'est pas l'augmentation de salaire finale vers laquelle nous nous dirigeons, mais elle est assez significative dans les conditions dans lesquelles nous nous trouvons », a souligné le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres en faisant référence à la hausse des salaires dans le secteur budgétisé.

• « Le but est que cette décision commence à être appliquée sur le salaire correspondant au mois de juillet, de sorte qu'avant la fin de l'été les travailleurs aient reçu les premiers bénéfices », a-t-il affirmé

    Pour le secteur budgétisé, le salaire minimum est porté à 400 pesos et le salaire mensuel moyen par travailleur passe à 1 067 pesos. Cette mesure concerne 1 470 736 travailleurs des organismes de l'Administration centrale de l'État, des organes locaux du Pouvoir populaire, des organisations et des associations, et son coût annuel est estimé à 7,50 millions de pesos.

    Dans le cas de la Sécurité sociale, en tenant compte des augmentations apportées à la pension minimum en novembre 2018, celle-ci se maintient à 242 pesos. Le reste des personnes qui, à ce moment-là, n'avait bénéficié d'aucune augmentation et perçoivent des pensions inférieures à 500 pesos, bénéficieront à présent de l’adoption des nouvelles mesures, qui favorisent 1 281 523 personnes, avec un coût annuel estimé à 700 millions de pesos.

    Par contre, l'Assistance sociale ne subira aucun changement, compte tenu de l'augmentation effectuée en novembre 2018, lorsque le montant minimum a été fixé à 217 pesos.

    L'application de la contribution spéciale à la Sécurité sociale sera généralisée aux travailleurs du secteur budgétisé, dans le cadre du principe que tout le monde doit contribuer au financement des dépenses qui soutiennent les prestations à ce titre. Le taux d'imposition sera de 2,5% pour un revenu mensuel de jusqu'à 500 pesos par mois et de 5% pour les salaires plus de 500 pesos par mois.

    Dans le but d'éviter l'effet inflationniste de la mesure, le ministère des Finances et des Prix disposera des mécanismes nécessaires dans l'ensemble de l'économie pour atténuer d'éventuelles augmentations de prix. En ce sens, le président cubain a indiqué que les ministères concernés doivent mettre en place des mécanismes d'observation pour être au courant des prix et de l'évolution de la consommation, « ce qui nous donne le temps de rectifier tout élément et d'éviter l'inflation ».

Diaz-Canel a attiré l'attention sur la nécessité d'être rationnels dans la façon de compléter le personnel. La personne qui sera employée, a-t-il souligné, doit être celle qui sera la plus performante, parce que cette mesure n’a pas été prise pour gaspiller de l’argent, mais pour encourager celui qui travaille et contribue le plus à l’entreprise.

Il a aussi insisté sur le fait qu'il est désormais urgent de bien former les cadres afin d'éviter des interprétations erronées, et d’assurer un suivi systématique du comportement de ces questions.

Alejandro Gil Fernandez, ministre de l'Économie et du Plan, a précisé que les mesures prises visent à promouvoir les politiques gouvernementales adoptées et que l'un des objectifs de ces mesures est d'éliminer les obstacles qui entravent la chaîne de production entre les différents acteurs économiques, entre l'État et le secteur non étatique.

Il a également insisté sur la nécessité de remplacer les importations en créant les mécanismes nécessaires, ainsi que pour rendre la planification plus souple sans renoncer à la planification centrée, et qu'il faut rester à l’écoute des propositions du plan depuis la base, afin d’éliminer le concept selon lequel « on ne peut pas faire ce qui n'est pas contenu dans le plan ». En d'autres termes, le plan ne saurait constituer une camisole de force, ni dans son élaboration ni dans son exécution, mais doit être adapté au scénario et au moment.

Il a signalé que le paiement des bénéfices aux travailleurs devrait être porté de trois salaires moyens à cinq, en fonction du respect de certaines conditions.

Il est nécessaire d'augmenter les rentrées de devises étrangères qui sortent du pays en fonction du développement et de créer des produits financiers productifs qui permettent de capter un plus grand nombre de transferts de fonds.

Le ministre a rappelé l'importance de renforcer l'entreprise d'État, pour laquelle une institution financière doit être créée. On doit autoriser les entreprises à conserver totalement ou partiellement le dépassement du plan d’exportations afin qu’elles puissent investir.

L'incitation au travail doit être améliorée par l’augmentation du salaire dans le secteur budgétisé et en perfectionnant le salaire dans le système des entreprises.

Gil a mis l'accent sur le travail à déployer dans la structure de l'offre afin d'éviter les hausses de prix sur le marché, et que les processus de développement local incitent à l’importation, c'est-à-dire qu’il faut tenter de tirer le meilleur parti des ressources allouées.

Il a affirmé que l'augmentation de salaire intervient dans le secteur budgétisé, qui offre des biens et services qui ne sont pas facturés, qui sont gratuits et qui n'ont aucune influence sur les coûts, et il a affirmé que « nous sommes en mesure de mettre en œuvre ces mesures avec succès et qu'elles bénéficieront à la population ».

Le ministre a souligné que les mesures adoptées ont parmi leurs objectifs essentiels :

- Améliorer le niveau de vie de la population

- Promouvoir le développement du projet socialiste

- Faire face à la situation actuelle d'intensification de l'agression contre Cuba.

Pour sa part, la ministre du Travail et de la Sécurité sociale a souligné que dans l'augmentation salariale personne du secteur budgétisé n'est exclu.

Elle a précisé : « la mesure couvre tous les travailleurs du secteur budgétisé, qu’aucun travailleur n'est exclu et que le salaire minimum est porté à 400 pesos ».

En pleine approbation du Titre III de la Loi Helms-Burton, qui renforce le blocus contre Cuba, de nombreux détracteurs du socialisme cubain ont tenu pour acquis un retour à la période spéciale, mais la Révolution a démontré, comme tant d'autres fois dans l'Histoire, qu’en dépit de toutes les adversités, la priorité, était est et restera le peuple.

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a conclu par quelques considérations à propos des explications fournies durant cette Table ronde.

Il a appelé à se préparer à la mise en œuvre concrète des mesures dans chaque endroit. Bien que la Table ronde n'ait pas abordé tous les détails, elle a répondu aux questions les plus importantes, et «  nous sommes obligés de penser en tant que pays afin de ne pas revenir à des conditions de période spéciale », a-t-il déclaré

Il a affirmé que les mesures prises constituent une base pour un ordonnancement futur et pour nous préparer à remplacer les méthodes administratives par des méthodes économiques et financières. Les mesures, a-t-il dit, visent à encourager les travailleurs à accomplir des tâches plus efficientes et plus productives, ce qui se traduira par une meilleure qualité des services de santé, d'éducation et dans le reste du secteur budgétisé.

Il a également expliqué que la comptabilité constitue et constituera un instrument de prise de décision à court et à long terme, et il a insisté sur l'importance de la formation des cadres, des fonctionnaires et administrateurs.

Il a affirmé que les circonstances auxquelles le pays est confronté « nous ont contraints à revoir le processus en raison de sa complexité », et que l’efficience des mesures prises à l'heure actuelle et celles qui seront prises à l'avenir dépendra de l'appropriation de ces mesures par la population.

« Nous comptons sur le peuple cubain, son leadership et sur les nouvelles générations », a-t-il dit.

Le Président a conclu en appelant les citoyens à regarder la Table ronde de mercredi durant laquelle des réponses seront apportées à leurs interrogations sur cette question.


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