Indignation après les interpellations des Gilets jaunes Drouet, Nicolle et Rodrigues
 


Indignation après les interpellations des Gilets jaunes Drouet, Nicolle et Rodrigues

Alors que des sifflets se sont fait entendre au passage d'Emmanuel Macron lors du défilé du 14 Juillet, trois figures des Gilets jaunes ont eu maille à partir avec la police. Sur Twitter, plusieurs personnalités ont dénoncé un traitement abusif.

Ce 14 juillet, en marge du traditionnel défilé militaire, deux figures des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, ont été interpellés vers 9h15 aux abords des Champs-Elysées. Une vidéo tweetée par un journaliste du Huffington Post a également témoigné de l'exfiltration du Gilet jaune Eric Drouet, drapeau tricolore à la main, entouré par des policiers.

    Cela n’a pas suffit de lui crever un œil, de le mutiler à vie

Sur Twitter, plusieurs personnalités ont fait part de leur indignation. L'eurodéputé du Rassemblement national (RN) Gilbert Collard a ironisé dans un tweet sur l'origine républicaine du 14 Juillet, évoquant la pratique d'Ancien-Régime de la lettre de cachet.

L'avocate et ex-porte-parole de La France insoumise (LFI) Raquel Garrido s'est émue du sort de Jérôme Rodrigues. «Cela n’a pas suffit de lui crever un œil, de le mutiler à vie», a-t-elle déploré sur Twitter.

«Peut-on savoir sur quel fondement les autorités font interpeller ainsi des citoyens ?», s'est pour sa part interrogé le député LFI Alexis Corbière.

L'avocat Gilet jaune François Boulo en appelé au respect de l'«Etat de droit». «Dans un État de droit, les violences policières sont condamnées [...] et les opposants politiques [...] ne sont pas interpellés sans aucun motif», a-t-il dénoncé.

Olivier Berruyer, parlant d'opposants politiques, a dénoncé un traitement inégal, selon lui, de l'information. «Quand ça arrive au Venezuela ou en Russie, ça fait la une chez nous, avec lamentations de pseudo-philosophes», a-t-il jugé.

Sur le plateau de RT France, le Gilet jaune Faouzi Lellouche a précisé qu'une déclaration de manifestation avait été refusée par le préfet Didier Lallement. «Ce matin, on est venu sur le défilé pour siffler Emmanuel Macron, pas du tout l'armée», a-t-il précisé, alors que le président a été hué lors du passage de sa command car.

La tension est montée d'un cran quand un groupe d'une quarantaine de manifestants, selon une journaliste de l'AFP présente sur place, a tenté de forcer une rangée de CRS sur la grande avenue parisienne, avant d'être encerclé par les forces de l'ordre. Selon la préfecture de police de Paris, 152 interpellations ont eu lieu en marge du défilé sur les Champs.


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