BFMTV mise en demeure par le CSA, pour manquement à la rigueur lors de l'attentat de Trèbes
 


BFMTV mise en demeure par le CSA, pour manquement à la rigueur lors de l'attentat de Trèbes

La chaîne d'information en continu a été mise en demeure par le Conseil supérieur de l'audiovisuel qui lui reproche d'avoir manqué de rigueur, au moment des attentats de Trèbes et de Carcassonne, dans sa diffusion d'informations sur l'assaillant.

Comme le rapporte l'AFP ce 5 août, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a mis en demeure BFM TV, estimant que la chaîne d'information en continu avait manqué de «rigueur» dans sa couverture de la prise d'otage du supermarché de Trèbes (Aude).

De fait, le CSA explique qu'après les attentats de Trèbes et de Carcassonne le 23 mars 2018, BFM TV avait rappelé «à plusieurs reprises» que l’assaillant avait été naturalisé français en 2015, alors même qu’il faisait l’objet d’une inscription au fichier des personnes recherchées pour risque d’atteinte à la sûreté de l’Etat depuis l’année 2014.

L'autorité française de régulation de l'audiovisuel souligne que cette information, largement reprise sur les réseaux sociaux, «était erronée» : l’auteur de ces actes avait en réalité été naturalisé français en 2004, «soit antérieurement à la survenance des faits ayant justifié son inscription sur un fichier intéressant la sûreté de l’Etat».

Selon le CSA, «BFM TV a fait preuve d’un manque de réactivité et de vigilance, en dépit de la sensibilité de cette information au regard du contexte».

Contactée par l'AFP dans les jours suivant l'attentat, Céline Pigalle, directrice de la rédaction de BFM TV, avait reconnu une «erreur».

L’incident litigieux revêt «un caractère isolé», selon l'institution. Ainsi, la chaîne d'information s'étant corrigée et excusée, elle échappe à une sanction. Le CSA a cependant regretté qu'il n’ait pas été procédé à «une rectification explicite et spontanée de cette erreur à l’antenne».

Après la succession d'attentats qui ont frappé la France en janvier et en novembre 2015, puis le 14 juillet 2016 à Nice, plusieurs médias, dont BFM TV, LCI, France 2 ou encore Europe 1, avaient été sanctionnés ou rappelés à l'ordre par le CSA pour leur couverture des événements, initiant une remise en question de leurs pratiques.

Fin 2016, l'institution avait publié un code de bonne conduite pour les médias audiovisuels en cas d'attaques terroristes, élaboré avec les autorités, les rédactions et les associations de victimes.

Lorsque des attaques surviennent, les médias doivent ainsi «éviter de gêner, notamment sur les lieux d'intervention, les forces de sécurité» et «s'abstenir de toute prise de contact avec les terroristes ou les otages».


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