Le gouvernement veut motiver les fonctionnaires du 93 avec une prime de 10 000 euros
 


Le gouvernement veut motiver les fonctionnaires du 93 avec une prime de 10 000 euros

L'exécutif a validé 23 mesures visant à améliorer la situation du département de Seine-Saint-Denis, dont une prime de 10 000 euros promises aux fonctionnaires qui restent cinq ans en poste dans le département.

Edouard Philippe et plusieurs ministres de poids ont officialisé le 31 octobre 23 mesures pour le département francilien de Seine-Saint-Denis, en insistant sur l'attractivité pour les fonctionnaires, la sécurité, la justice et l'éducation.

Parmi les propositions phares : une prime de 10 000 euros pour fidéliser les fonctionnaires à condition de rester au moins cinq ans en poste, le recrutement de 150 policiers ou encore le renforcement des contrôles des logements insalubres.

«Dynamisme», «diversité», «difficultés»

Le département le plus pauvre de France métropolitaine fait que tout y est «hors-normes», a expliqué Edouard Philippe, évoquant «l'histoire», «le dynamisme de sa population», «la diversité» mais aussi les «difficultés». «Ces difficultés, il faut les nommer» et les «regarder bien en face» pour y «apporter des solutions qui seront elles-aussi un peu hors-normes», a-t-il ajouté, en glissant que des «investissements massifs» étaient déjà réalisés, notamment dans la perspective des Jeux olympiques 2024.

Avant le discours du Premier ministre, plusieurs ministres (Christophe Castaner, Laurent Nunez, Julien Denormandie, Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer et Agnès Buzyn) se sont déployés sur le terrain, entre La Courneuve, Bobigny et la ville de Saint-Denis.
Les policiers et les enseignants visés

La prime de 10 000 euros – mise en place pour 10 ans à partir du premier semestre 2020 – pourrait concerner jusqu'à 39 000 fonctionnaires et le chef du gouvernement «souhaite qu'elle bénéficie en particulier aux agents qui sont en première ligne», à savoir les enseignants et policiers.

50 policiers supplémentaires se répartiront en outre dans deux secteurs, à Saint-Ouen et La Courneuve, dans le cadre de la police de sécurité du quotidien. Et d'ici à 2021, 100 postes d'officiers de police judiciaire seront créés. Par ailleurs, pour accélérer une chaîne judiciaire congestionnée, 35 postes de greffiers et 12 de magistrats seront mis en place.

Les commissariats d'Aulnay-sous-Bois et d'Epinay-sur-Seine seront rénovés d'ici 2023 avec un budget de 30 millions d'euros, tandis que le tribunal de Bobigny verra son extension réalisée à l'horizon 2026.

Vingt millions d'euros seront fléchés par la région pour des investissements immobiliers dans le cadre du dédoublement des classes de CP et CE1 en zones d'éducation prioritaire.

De même, un dispositif de «pré-recrutement» de 500 enseignants sera mis en place. Il s'agit de financer les études d'étudiants boursiers de Seine-Saint-Denis qui s'engagent en retour à travailler dans le département.

Sur l'aspect sanitaire - qui ne figurait pas dans le rapport parlementaire - cinq inspecteurs en charge du contrôle des logements indignes seront recrutés. Seulement deux sont officiellement en poste actuellement, alors que «potentiellement, 10% de l'habitat est insalubre». Emmanuel Macron avait promis lors de la campagne présidentielle de «lutter contre l'assignation à résidence», mais le plan Borloo de mai 2018, qui devait être un marqueur fort de sa stratégie, a été rapidement enterré.


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