Solidarité avec Dersim: Un maire communiste turc à Genève
 


Solidarité avec Dersim: Un maire communiste turc à Genève

Le premier maire communiste de l’histoire de la Turquie, Fatih Mehmet Maçoglu, sera prochainement de passage à Genève:

A l ’invitation de l’association de solidarités des peuples (Asop-Genève), le premier maire communiste de l’histoire de la Turquie, Fatih Mehmet Maçoglu, sera présent à Genève le 25 janvier prochain à Genève. Né en 1968 dans le village de Çemberlitaş, l’homme s’est présenté dans la ville d’Ovacik en 2014 comme candidat sur la liste du Parti communiste de Turquie (TKP). Il a été élu maire de cette ville de 3’000 habitants de l’est de la Turquie, peuplée en majorité de Kurdes et d’Alévis, par 36% des voix.

Avec une approche non-conventionnelle, il a mis en place des assemblées populaires et des coopératives, relancé l’agriculture, affiché le budget municipal aux murs de la mairie et instauré des bourses d’études à partir de la vente de pois chiches, pommes de terre et haricots produits sur place.

Le 31 mars 2019, rebelote, il a été élu maire de la ville de Dersim («Tunceli», pour l’Etat turc) – territoire historique de 82’000 habitants, à majorité kurde, de résistance et de répression. «C’est une région qui a toujours été progressiste, où la défense des opprimés a toujours été centrale, où la lutte pour des conditions de vie digne, pour tous, toujours très active. Sur de nombreuses questions, comme celle de la liberté de croyance, de l’égalité entre les différentes cultures, entre hommes et femmes, elle est très en avance par rapport au reste de la Turquie», confiait-il dans une interview à la revue française Ballast.

En ce qui concerne son programme politique, il confiait qu’il voulait améliorer la production agricole pour viser une production saine sans pesticides notamment sur des terres publiques reconverties en zones d’agriculture collective ou de renforcer l’éducation, avec une aide aux devoirs au primaire, des cours de préparation pour le secondaire ou la mise en place d’un système de bourses universitaires.

Parmi ses autres projets, celui de renforcer un système d’assemblées populaires démocratiques, qui «développent les forces et capacités d’autogestion du peuple». «Des commissions se constituent actuellement au sein des assemblées populaires de Dersim, chacune travaillant sur des questions spécifiques – dont celle de l’égalité homme-femme. La lutte pour l’égalité des genres est centrale pour nous. Pour ça, il est fondamental que les femmes puissent se trouver en situation de prendre des décisions. C’est très concret. Les femmes vont décider elles-mêmes des politiques à mettre en œuvre: personne d’autre ne saurait le décréter pour elles. Les besoins vitaux des populations sont également notre priorité: qu’il s’agisse de l’accès à l’eau, aux transports, à l’hébergement, la santé, l’éducation, la culture, la liberté de croyances, la langue maternelle (qui est un enjeu ici), toutes ces questions sont travaillées collectivement», précisait-il dans cette interview.

Dans un article du Guardian, il disait souhaiter également attirer davantage de touristes, créer un certain nombre d’événements culturels, mieux commercialiser la beauté naturelle de Tunceli et attirer les visiteurs curieux de la politique de gauche de la région.

Samedi 25 janvier, Salle des fêtes des Avanchets, Rue François Durafour, 17, Genève, entrée: 20 franc


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