Coronavirus : la Chine se confine, de nouveaux cas sont recensés
 


Coronavirus : la Chine se confine, de nouveaux cas sont recensés

Le bilan de l’épidémie au coronavirus est désormais de 56 morts et près de 2 000 contaminations en Chine. Les mesures de restriction d’accès se multiplient.

L’inquiétude grimpe encore d’un cran en Chine et dans le monde, dimanche 26 janvier. Depuis la veille, quinze nouveaux décès dus à l’épidémie de pneumonie virale ont été enregistrés en Chine, portant le bilan à 56 morts, et 688 nouveaux cas d’infection au coronavirus ont été confirmés, soit un total de 1 975 cas dans le pays, a annoncé la Commission nationale de la santé.

    Un premier mort à Shanghai

L’épidémie a fait un mort à Shanghai, la première victime dans la grande métropole financière de l’est du pays, a annoncé dimanche le gouvernement local dans un communiqué. La victime est un homme de 88 ans qui avait déjà des problèmes de santé.

La capitale économique chinoise, qui compte 24 millions d’habitants, a suspendu dimanche les lignes d’autocar longue distance, à l’instar de plusieurs autres villes du pays. Tianjin, ville de quelque quinze millions d’habitants sise à quelques kilomètres de Pékin, va suspendre ces liaisons lundi. La capitale chinoise avait annoncé une mesure semblable la veille.

    De nombreuses mesures de restrictions en Chine

Outre la ville de Wuhan, épicentre du nouveau coronavirus, pratiquement toute la province du Hubei est coupée du monde depuis samedi, portant le nombre total des habitants confinés à plus de 56 millions.

Et en dehors de cette zone, les mesures de restriction se multiplient. A compter de lundi, les agences de voyage chinoises ne pourront plus vendre de réservations d’hôtel ni de séjours à des groupes, a fait savoir la chaîne de télévision CCTV. Le Guangdong (sud), province la plus peuplée de Chine, a imposé dimanche le port du masque respiratoire à ses plus de 110 millions d’habitants, ont annoncé les autorités locales. Le port du masque est déjà obligatoire à Wuhan (centre), la ville au cœur de l’épidémie. Une autre province, le Jiangxi (centre), ainsi que plusieurs grandes villes ont pris ce week-end des mesures similaires.

Le parc d’attractions Disneyland de Hongkong a annoncé, dans un communiqué, sa fermeture temporaire à compter de dimanche et jusqu’à nouvel ordre « par mesure de précaution et conformément aux efforts de prévention déployés » dans l’ex-colonie britannique, qui a déclaré samedi un état d’urgence sanitaire et un sixième cas de coronavirus dimanche. Ocean Park, un immense parc de loisirs concurrent situé sur l’île, a également déclaré qu’il fermait ses portes.

La chef de l’exécutif d’Hongkong, Carrie Lam, s’est toutefois opposée à la fermeture de la frontière, estimant que, pour le moment, une mesure aussi drastique n’était pas nécessaire. Elle a, cependant, rappelé que tous les vols et trains en provenance de Wuhan étaient annulés jusqu’à nouvel ordre. Ecoles et universités, actuellement fermées en raison des vacances du Nouvel An chinois, le demeureront jusqu’au 17 février. Une série d’événements ont, par ailleurs, été annulés, comme le marathon qui devait se courir le 9 février.

    Commerce d’animaux sauvages interdit

La Chine a annoncé dimanche une interdiction temporaire du commerce d’animaux sauvages. L’épidémie de pneumonie virale serait en effet partie d’un marché où étaient vendus des animaux sauvages. L’élevage, le transport ou la vente de toutes les espèces animales sauvages sont interdits « jusqu’à la fin de la situation épidémique nationale », selon une directive conjointe émise par trois agences de haut niveau, dont le ministère de l’agriculture.

    Des évacuations de ressortissants étrangers

Les Etats-Unis sont en train d’organiser l’évacuation de leur personnel diplomatique et d’autres ressortissants américains bloqués à Wuhan, où se trouve un consulat américain. Washington espère faire partir un vol direct de Wuhan à San Francisco mardi, a affirmé le département d’Etat dans un communiqué. « La place est extrêmement limitée et, s’il n’est pas possible de transporter tout le monde, priorité sera donnée aux personnes les plus à risque », a précisé le ministère.

D’autres pays prévoient des évacuations de la ville et de sa région, mises en quarantaine depuis jeudi. La France envisage une évacuation par autocar de ses ressortissants, en lien avec les autorités chinoises, a fait savoir vendredi le Quai d’Orsay. La date de ce transfert n’a pas été précisée. Le constructeur automobile PSA, qui dispose d’usines à Wuhan, a précisé que ses salariés expatriés seraient évacués vers Changsha, une ville située à plus de 300 km au sud de Wuhan.

Quatre étudiantes en pharmacie de l’université de Lille viennent ont déjà été rapatriées samedi matin par avion, a fait savoir La Voix du Nord. Elles étaient en stage depuis la rentrée à l’université de Wuhan et se trouvaient « hors de la ville quand la quarantaine a été décidée », a précisé le journal local, qui ajoute que leur état sera surveillé durant quinze jours, soit la période d’incubation du virus.

    Une dizaine de cas « sous surveillance » en France

En France, trois cas ont été identifiés, tous sont des voyageurs récemment rentrés de Chine. Il s’agit des premiers cas européens. Un patient est hospitalisé à Bordeaux et deux autres à Paris. Un défilé prévu dimanche à Paris pour célébrer le Nouvel An chinois a été annulé à l’initiative des associations chinoises locales, a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo.

« Je m’attends à ce qu’il y ait de nouveaux cas, comme ailleurs », a déclaré ce dimanche la ministre de la santé, Agnès Buzyn, lors du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI », précisant :

« Ce matin, il y a cinq personnes en évaluation, mises en isolement. Une dizaine de cas sont sous surveillance. »

Une « équipe médicale d’accueil » a été mise en place dimanche à l’aéroport de Roissy, permettant notamment la prise en charge des personnes qui présenteraient des symptômes, a expliqué le directeur général de la santé, Jérôme Salomon.

Contrairement à d’autres pays, la France n’a pas mis en place de mesure de contrôle aux frontières des passagers venant de Chine, avec contrôle de température. D’autres personnes sont « en détection », a signalé, de son côté, le patron du SAMU de Paris, Pierre Carli, sans donner de chiffre.


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