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Licenciements pour convenances financières

L’encre des ordonnances de Macron et de leurs décrets d’application est à peine sèche que le patronat se précipite pour en faire usage contre les salariés.

La première attaque est la rupture conventionnelle collective. Cette nouvelle arme va permettre aux patrons de supprimer des milliers d’emplois sans avoir à justifier d’une raison économique.
Plus besoin d’un tel motif, l’entreprise doit simplement avoir besoin de se « réorganiser ». L’employeur pourra juste après, réembaucher de nouveaux salariés… à moindre coût. Il n’y a même plus obligation de consulter le Comité d’entreprise.

On aura vite compris pourquoi les grandes entreprises comme la grande distribution et l’industrie automobile, Pimkie et PSA, se sont saisis de ce dispositif. La direction de PSA s’est immédiatement engagée dans cette brèche offerte par les ordonnances Macron pour envisager la suppression de 2000 CDI. Voilà comment le licenciement pour convenances financières voit le jour…En Mars, PSA va annoncer des résultats exceptionnels et des bénéfices croissants, explorant dans le même temps la possibilité de licenciements lowcost, moins coûteux pour le patronat et moins indemnisés pour les salariés.

Une formalité reste à remplir : l’obtention par un chantage musclé et l’accord représentant la moitié des électeurs dans l’entreprise. Ensuite, il restera aux directions du personnel de pousser dehors les salariés usés en leur faisant miroiter un chèque. Il semble d’abord coquet mais, bien vite il n’en restera rien. La porte franchie, les patrons pourront s’en laver les mains et comme l’a fait remarquer le secrétaire de la CGT, Philippe Martinez, « la volonté de la direction, ce sera de transformer les CDI en précaires, intérimaires, CDD.. ».

Mais les patrons n’ont pas pour autant gagné la partie.

Les salariés de Pimkie viennent d’envoyer un sacré signal au monde du travail. L’enseigne de prêt à porter, propriété de la famille Mulliez, 4ème fortune de France à la tête de l’empire Auchan vient de subir un sacré camouflet, de même que le gouvernement.

Les syndicats ont fait plier Pimkie. L’entreprise a dû abandonner, contrainte et forcée, faute de syndicats représentant une majorité de salariés à signer son projet de « rupture conventionnelle collective » pour détruire 208 postes en France.

Ce résultat chez Pimkie résonne comme un sacré signal envoyé aux salariés confrontés prochainement à des projets

Pierre Trapier


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