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Carrefour : des milliers d'emplois supprimés et un ex-PDG qui s'enrichit

Libération s'est penché sur la rémunération de l'ex-PDG de Carrefour, qui multiplie les fermetures de magasins. Après son départ en juillet 2017, il a touché près de 16 millions d'euros et une retraite à vie d'environ 500 000 euros par an.

Carrefour vit des heures difficiles : fermetures de magasins et suppression de près de 2 000 postes. Malgré tout, si de nombreux salariés peuvent s'inquiéter de leur avenir, notamment financier, ce n'est pas le cas de l'ancien PDG, parti en juillet 2017, Georges Plassat. C'est lui qui a été le stratège au sein de Carrefour en 2014 pour le rachat de plus de 800 magasins DIA... dont plus de 200 sont aujourd'hui menacés.

Le bon moment pour l'outil Checknews de Libération d'enquêter sur les émoluments reçus par l'ancien patron de l'enseigne, le montant de sa retraite et les futures rémunérations qu'il percevra. Au total, on apprend ainsi que lors de son départ en 2017, Georges Plassat a ainsi touché – entre les actions, les avantages en nature ou le salaire fixe – près de 16 millions d'euros, contre environ 10 millions en 2016. En 2016, Georges Plassat était d'ailleurs le dirigeant du CAC 40 le mieux payé... Difficile de comprendre dès lors les difficultés financières du groupe et les choix opérés.

En effet, Libération ajoute que Georges Plassat touche une retraite à vie de 517 810 euros par an. Un cachet revu à la hausse par le conseil d'administration en avril 2018, «eu égard aux performances du groupe en 2017», selon le quotidien.

Mais ce n'est pas tout... Georges Plassat devrait toucher courant juin 2018, près d'un an après son départ, une nouvelle rétribution de plus de 800 000 euros de part variable au titre de 2017, sauf si l'assemblée générale des actionnaires en décide autrement le 15 juin prochain. Ce qui semble peu probable. Carrefour a semble-t-il bien appliqué la phrase d'Emmanuel Macron le 15 octobre 2017 : «Si l'on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole».

Toutefois, la cordée formée par les 2 000 salariés Carrefour, ex-Dia, semble bel et bien se rompre sous l'effet de la politique menée par l'ex-premier de cordée Georges Plassat.


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