My tailor is rich : pendant les licenciements chez Deutsche Bank, les essayages de luxe continuent
 


My tailor is rich : pendant les licenciements chez Deutsche Bank, les essayages de luxe continuent

Alors que de nombreux employés de la Deutsche Bank à Londres faisaient leurs cartons dans le cadre d’un vaste plan de licenciements, deux cadres ont fait venir des tailleurs de luxe sur les lieux provoquant l’indignation des médias.

Christian Sewing le PDG de Deutsche Bank, premier établissement bancaire allemand a dû s'expliquer le 12 juillet devant la presse sur le comportement de cadres qui, en pleine vague de licenciements, se faisaient tailler des costumes de luxe dans leur bureau.

Le 8 juillet dernier, alors que leurs collègues faisaient leurs cartons après l'annonce de la suppression de 18 000 emplois dans le monde, soit près d'un employé sur cinq, deux responsables de la banque à Londres ont fait venir un tailleur pour commander des costumes à 1 500 livres pièce (1 670 euros). L'histoire a fait grand bruit, dans la presse britannique en particulier.

«Je ne peux pas comprendre que quelqu'un appelle son tailleur lundi pour essayer des costumes quand, le même jour, nombre de leurs collègues devaient partir», a déclaré le PDG, Christian Sewing, dans le quotidien allemand Handelsblatt. Il a assuré avoir appelé les deux personnes incriminées pour les réprimander et affirmé que leur comportement ne représentait pas «les valeurs» de l'entreprise.

Deutsche Bank est empêtré dans une multitude de scandales depuis la crise financière de 2008 qui lui a coûté des sommes colossales. La banque a annoncé dimanche la suppression d'un cinquième de ses effectifs pour réduire de 6 milliards d'euros ses coûts fixes d'ici 2022.

Certains employés de Deutsche Bank dans des centres comme Hong Kong, Londres et New York ont été licenciés dès le lendemain de l'annonce. L'an dernier, l'ancien fleuron allemand de la finance avait déjà supprimé 6 000 postes. En avril, il annonçait l’échec de son offre de fusion avec sa rivale la Commerzbank. La Deutsche Bank ne s’est pas remise des conséquences de la crise des subprimes en 2008.

Au début des années 2000, l’action de l’ancien fleuron bancaire d’outre-Rhin évoluait encore entre 50 et 100 euros, il est tombé depuis en-dessous de 7 euros, effaçant des dizaines de milliards d’euros de capitalisation boursière. Très largement détenue par des petits actionnaires aux côtés de quelques fonds de pension, la Deutsche Bank ne possède plus d’actionnaires de référence et se trouve aujourd’hui particulièrement exposée à une OPA hostile.


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