Étrange rencontre du général Haftar avec le roi Salmane d'Ar

48 heures après l’appel lancé par le chef de l’armée nationale algérienne en faveur d’une réactivation de l’article 102 de la Constitution propre à déclarer inapte le président Bouteflika, les sources algériennes font état de l’identification et du démantèlement d’une cellule terroriste, laquelle s’apprêtait à commettre des attaques au cours des meetings électoraux dans l’Ouest algérien. Plus de deux mois après le début des contestations sociales en Algérie, et alors que les experts évoquent une impasse politique, les mises en garde se multiplient quant aux risques de tentatives d’infiltration et de déstabilisation visant le territoire algérien.

Selon An-Nahar TV, une cellule terroriste composée de trois individus qui projetait de mener des attaques à la bombe contre les rassemblements électoraux à Oran, dans l’ouest de l’Algérie, a été démantelée. La chaîne ne précise pas s’il s’agit de membres d’Al-Qaïda ou de Daech qui ont des ramifications en Algérie.

Il y a trois jours, la même chaîne algérienne annonçait le transfert de 29 terroristes de Daech à bord d’un avion militaire américain en Algérie, en affirmant que les autorités avaient l’intention de les soumettre à des interrogatoires.

Ces rapides évolutions se produisent au moment où la vaste région sahélienne avoisinante est le théâtre d’agissements militaires croissants des forces américaines et françaises auxquelles se serait rejoint Israël.

Des sources proches du renseignement de certains pays de la région affirmaient récemment détenir des informations selon lesquelles trois principaux QG situés tout autour du territoire algérien travaillaient à la déstabilisation des frontières algériennes. Ce projet de déstabilisation devrait impliquer essentiellement les terroristes de Daech et d’autres groupes radicaux retranchés depuis 2011 en Libye voisine.

Mercredi 27 mars, les agences de presse ont fait état d’une « rencontre inédite » entre le roi Salmane d’Arabie et le maréchal Khalifa Haftar, homme de main des services secrets occidentaux, qui contrôle l’est pétrolifère libyen.

Officiellement, les discussions ont porté sur la « situation sécuritaire » en Libye, mais les analystes y voient surtout les prémices d’un plan destiné à « organiser des réseaux de terroristes en Libye » avant de les envoyer à l’assaut de l’Algérie. Il s’agit d’une « reconduction du scénario syrien » propre à déclencher une « guerre civile » comme celle connue dans les années 90. 

La présence des ministres saoudiens de l’Intérieur, des Affaires étrangères et du ministre d’État aux Affaires africaines au cours de la rencontre entre Salmane et Haftar a par ailleurs ravivé les suspicions : Riyad planifierait-il le financement des réseaux terroristes actifs en Libye suivant un plan américano-israélien ?

Les médias marocains indiquent que cinq ressortissants de nationalité israélienne ont été arrêtés par les services de sécurité marocains. Ces derniers sont impliqués dans « l’obtention de pièces d’identité et de passeports marocains par falsification », précisent ces médias qui se réfèrent à un communiqué de la police marocaine qui a mené l’opération en coordination avec la DGST, le service du contre-espionnage.

Les services de sécurité marocains ne disent toutefois pas à quelles fins devaient servir les passeports falsifiés. Les Israéliens comptaient-ils se rendre en Algérie en pleine effervescence pour y mener une action quelconque ?, s’interroge-t-on en Algérie.

« Cette hypothèse est d’autant plus plausible qu’un agent du Mossad a été arrêté dans le sud du pays lors des événements de Ghardaïa et que le Maroc est devenu un poste avancé des services de renseignement israéliens », fait remarquer le site algérien Algeripatriotique.

Ciblé depuis près d’un mois par une vague inédite de contestations, l’actuel président de l’Algérie, Abdelaziz Bouteflika, a renoncé le 11 mars à briguer un cinquième mandat et a repoussé la présidentielle — initialement prévue le 18 avril — à la fin de la Conférence nationale dont la date n’a pas encore été fixée.


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