'Je n'ai pas à m'excuser en tant que blanche'

'Je n'ai pas à m'excuser en tant que blanche' : Marion Maréchal s’exprime sur Floyd et Traoré

 L'ancienne députée du RN s'est exprimée sur Facebook à propos des affaires George Floyd et Adama Traoré. Mettant en lumière, selon elle, une «tentative de subversion des esprits», elle a accusé le gouvernement d'avoir cédé à «la loi de l'émotion».

«Je n'ai pas à m'excuser en tant que blanche et en tant que Française» pour «la mort d'un Afro-Américain» ainsi que pour celle d'Adama Traoré, a affirmé le 10 juin dans une vidéo postée sur son compte Facebook l'ancienne députée du Rassemblement national (RN) Marion Maréchal.

La nièce de la présidente du RN Marine Le Pen voit ses propos comme une «réaction épidermique» face «au rouleau compresseur» de l'affaire Georges Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc qui a soulevé un grand émoi dans le monde et qui a ravivé en France la polémique sur la mort d'Adama Traoré en juillet 2016 après son interpellation par les forces de l'ordre dans le Val-d’Oise.

Marion Maréchal dénonce une «tentative de subversion des esprits»

«Je n'ai pas à m'excuser en tant que blanche et en tant que française – vous voyez à quoi on est réduit en devant se positionner de la sorte – Je n'ai pas à m'excuser pour la mort d'un Afro-Américain aux Etats-Unis. Je n'ai pas à m'excuser pour la mort d'un délinquant, Adama Traoré, une mort accidentelle qui a eu lieu à la suite d'une interpellation qui n'était pas liée, c'est important de le rappeler, à sa couleur de peau, mais aux crimes qu'il aurait commis», a-t-elle affirmé.

Je n'ai pas à m'excuser parce que je n'ai pas colonisé, je n'ai colonisé personne, je n'ai mis personne en esclavage

Adama Traoré avait été interpellé lors d'une opération qui visait son frère Bagui, suspecté d'extorsion de fonds. «Je n'ai pas à m'excuser parce que je n'ai pas colonisé, je n'ai colonisé personne, je n'ai mis personne en esclavage de la même manière que tous ces groupes politiques et tous ces militants politiques eux-mêmes n'ont jamais été colonisés ou mis en esclavage», a-t-elle poursuivi.

Elle a également énoncé une «tentative de subversion des esprits» et des «groupes militants, de gauche, dits antiracistes, indigénistes» qui, selon elle, «demandent non seulement de nous mettre à genoux, mais en plus de salir la mémoire de nos ancêtres, de cracher sur notre histoire, de purger notre héritage, d'abattre nos statues».

Elle accuse le gouvernement d'avoir cédé à «la loi de l'émotion du groupe, du vil calcul politicien et de la bêtise» en tolérant les manifestations dénonçant les violences et le racisme au sein des forces de l'ordre.

Une prise de position qui a fait réagir Bernard-Henri Lévy. Sur l'antenne de BFMTV le 10 juin, le philosophe souvent décrié pour son interventionnisme a souligné un racisme qui «ne naît pas d'aujourd'hui». «Heureusement qu’elle ne fait plus de politique parce qu’elle mélange tout. Mettre un genou à terre n’est pas de l’humiliation. Ça peut être tout simplement compatir. Ça peut être demander pardon [...] J’ai été parmi les fondateurs, il y a 40 ans, de SOS Racisme. La cause de l’antiracisme a beaucoup progressé y compris aux Etats-Unis mais c’est une longue histoire. Une histoire dans laquelle les sociétés portent une responsabilité», a-t-il ajouté.

RT France


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