Azerbaïdjan et Arménie poursuivent des affrontemen

Azerbaïdjan et Arménie poursuivent des affrontements de haute intensité au Haut-Karabagh

 Les hostilités se poursuivent entre forces arméniennes et azerbaïdjanaises dans la région disputée du Haut-Karabagh. Les deux parties proclament des victoires locales et se livrent à une guerre des chiffres, alors que la tension continue de monter.

Selon des chiffres rendus publics le 28 septembre par le ministère de la Défense du Haut-Karabagh, région ayant fait sécession avec l'Azerbaïdjan et soutenue par l'Arménie, au moins 15 soldats de l'entité autoproclamée ont été tués dans les affrontements avec les forces azerbaïdjanaises, portant le nombre total des victimes militaires à au moins 32 du côté des forces sécessionnistes depuis le début des hostilités la veille. Auparavant, le ministère azerbaïdjanais de la Défense rapportait la mort de 550 soldats arméniens depuis le début des combats, chiffre démenti par Erevan.

Guerre des chiffres entre les deux parties, des civils tués

Sur Facebook, le président de la république autoproclamée, Arayik Harutiounian, a exprimé ses condoléances «aux proches de tous nos garçons morts en héros»

Par ailleurs, cinq civils azéris ont également trouvé la mort d'après l'AFP ainsi que deux civils d'origine arménienne résidant au Haut-Karabagh, portant le bilan total des victimes à au moins 39.

De son côté, l'Azerbaïdjan n'a pour le moment pas annoncé de pertes militaires. D'après le ministère de la Défense du pays, toujours repris par l'agence de presse, les forces azerbaïdjanaises «frappent les positions ennemies avec des roquettes, de l'artillerie et l'aviation [...] et ont pris plusieurs positions stratégiques aux abords du village de Talych». Les autorités ont diffusé une vidéo montrant les opérations dans la région.

Le 27 septembre, l'Azerbaïdjan a annoncé avoir lancé une «contre-offensive» en raison d'une «agression» arménienne. De son côté, le président de la république autoproclamée a lui évoqué des «bombardements» azéris «tout au long de la ligne de contact» ainsi que sur la capitale Stepanakert.

La Turquie a immédiatement apporté son soutien à l'Azerbaïdjan alors que les autres pays comme la Russie, les Etats-Unis ou la France ont appelé à l'apaisement et à la reprise du dialogue.


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