«Beaucoup de coups de feu» : deux jeunes blessées par balles autour

Le véhicule abord duquel les deux jeunes femmes se tenaient a été pris pour cible et l'une d'entre-elles serait entre la vie et la mort. L'enquête doit déterminer si les faits se sont déroulés dans le cadre d'un règlement de compte.

Deux jeunes filles ont été blessées par balles, dont l'une grièvement, dans une fusillade «autour d'un point de drogue» dans la soirée du 11 octobre à Marseille, dans le quartier de la Belle de Mai, a appris l’AFP le 12 octobre de sources policières.

Une jeune fille de 19 ans a été touchée par «une dizaine d'impacts de balles», a précisé une source policière, confirmant une information du quotidien régional La Provence selon lequel la victime, touchée à la tête, serait entre la vie et la mort. La seconde victime, une jeune fille de 17 ans, a été touchée aux bras et aux jambes et son pronostic vital ne serait pas engagé.

Règlement de compte ?

Les deux jeunes filles se trouvaient dans un véhicule avec deux autres passagers, deux hommes, quand leur voiture a été l'objet de «beaucoup de coups de feu autour d'un point de drogue», selon les précisions apportées par le préfet de police des Bouches-du-Rhône Emmanuel Barbe le 12 octobre au matin sur l'antenne de CNews. Selon lui, ces «faits de violence», avec de «très jeunes filles» comme victimes, ont clairement été commis «à cause de la drogue».

Le véhicule à bord duquel se trouvaient les deux jeunes filles a été visé par un ou des tireurs à bord d'une autre voiture, vers 22h30, au cœur d'une cité de la Belle de Mai, un quartier pauvre du centre de Marseille. De source policière, le chauffeur du véhicule visé par les tirs, interpellé après s'être d'abord enfui puis être revenu sur les lieux de la fusillade, serait connu pour trafic de stupéfiants et aurait été victime d'une tentative d'homicide en 2019. Le quatrième passager du véhicule s'est lui aussi enfui sans qu'on sache s'il a été atteint par les tirs.

L'enquête, confiée à la police judiciaire, va notamment s'attacher à préciser si cette affaire est un règlement de comptes lié aux trafics de stupéfiants qui gangrènent la seconde ville de France. Si c'était le cas, il s'agirait du onzième règlement de comptes de l'année, avec déjà neuf morts depuis le 1er janvier 2020.

En 2019, les règlements de compte avaient fait 10 morts, 23 en 2018, et 29 morts en 2016.


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