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Erdogan a-t-il lâché la proie 'syrienne' pour l'ombre 'caucasien'?

 Erdogan a-t-il lâché la proie "syrienne" pour l'ombre "caucasien"?

Même avant que la Russie prenne de court l'axe US-OTAN-Israël en implantant en plein cœur du Haut-Karabakh, une méga base aérienne sous l’appellation centre de surveillance de trêve avec pour l'heure quelques 2 000 forces de "maintien de la paix" dotées étrangement de très larges capacités aériennes, satellitaires et blindés, les observateurs avaient fait remarquer une détermination Syrie-Russie-Résistance d'empêcher tout déplacement du front de combat d'Idlib vers le Caucase-sud car ce fut là la principale mission du Sultan à embraser le vieux conflit dans le Haut-Karabakh.

En effet la Turquie atlantiste ne pouvait faire autrement dans la mesure où la campagne de guerre dans la guerre israélienne contre la Résistance a lamentablement échoué, l'est de l'Euphrate s'est transformée en un enfer pour les troupes US et qu'on parle désormais à activer la DCA en Syrie orientale à l'effet de briser le "périmètre américain" tout autour d'al-Tanf. Aussi, tandis que le Sultan était occupé tout au long des mois d'octobre et de novembre à consolider son corridor de transit de terroristes depuis Idlib vers le Caucase sud, un tournant majeur s'est opéré : les alliés de la Syrie, Iran et Russie ont passé au stade "balistique". Un premier recours aux missiles Fateh 110 a poussé l'armée turque et ses mercenaires à rendre Morek, puis les abandons se sont multipliés. En l'espace de deux semaines cinq postes militaires ont été rendu à l'armée syrienne dans le sud d'Idlib à Hama et à Alep pour le grand bonheur de l'État syrien qui a aussitôt commencé le rapatriement des réfugiés et rétabli la liaison Hama-Alep.

Puis vint le double coup d'Iskandar qui ayant visé dans le sud d'Idlib un camp d'entraînement de mercenaires lors d'une parade militaire en présence des officiers turcs, a littéralement interrompu "les exportations terroristes". Il semblerait que le tournant "balistique" de la guerre en Syrie est irréversible : alors que l'armée turque et ses supplétifs sont consécutivement attaqués dans le Nord de la Syrie, la Russie s'acharne sur les positions de terroristes, soutenus par Ankara à coup de missiles et de bombes.

Vendredi, l’armée russe a tiré au moins deux missiles balistiques Iskander (en plus de deux autres tirés début octobre, NDLR)  sur les positions de terroristes à Idlib. Alors que la dernière frappe à Iskandar provenait de Hmeimim, Cette fois, les engins ont été tirés depuis la côte de Lattaquié (navires russes impliqués?) en direction de la banlieue ouest d'Idlib et ont causé deux puissantes explosions. Quelques heures avant cette frappe au missile contre cette nouvelle position qui a été un camp d'entraînement, les avions de combat russes ont bombardé les positions de terroristes à l'intérieur de la ville d'al-Bara, au sud d'Idlib. Les raids aériens ont eu lieu après que les avions de reconnaissance russes ont repéré des agissements de terroristes à Jabal al-Zawiya, dans le sud d'Idlib. Et ce, à l’aide des espions qui ont révélé l’emplacement d’un camp d’entraînement de terroristes en banlieue d’Idlib. C'est tout un travail parallèle qui est fait en effet : selon une source sur le terrain à Lattaquié, alors même que les renseignements syriens opèrent dans le gouvernorat d'Idlib, les coordonnées des camps d'entraînement terroristes sont communiqué à l’état major Syrie-Russie qui agit en conséquence.

Vendredi, peu de temps après cette opération de reconnaissance, les avions de reconnaissance de l’armée russe ont survolé la zone puis les chasseurs n’ont pas tardé à frapper le camp d’entraînement. À quoi jouent la Syrie ? C'est clair. Elle nettoie pour se faire restituer Idlib. Et la Russie? Elle s'exerce à ce qui pourrait être d'ici quelque temps une reprise du conflit dans le Haut-Karabakh. Au fait il va sans dire que l'axe US-OTAN ne restera pas les bras croisés à regarder la Russie implanter une méga base aérienne dans le Caucase sud. Et ce, à l'effet non seulement de "surveiller à la trêve" mais aussi pour couper l'afflux des terroristes takfiristes amis du Sultan dont la présence dans le Haut-Karabakh n'est plus justifiée. Jeudi le ministre russe des Affaires étrangères, rejetant pour la énième fois l'idée d'une présence des "soldats de maintien de la paix de la Turquie" dans le HK, a évoqué un centre de surveillance de la trêve à base de drones. Cela pourrait dire que les agissements des "mercenaires du Sultan" venus en grand nombre d'Idlib, et d'autres républiques asiatiques, seraient surveillés et que les militaires n'y resteraient les bras croisés.

Entre temps à Idlib, deux soldats de l’armée turque ont été tués vendredi par l'explosion d'une mine dans le nord-est de la Syrie, vendredi 13 novembre.

L’explosion a eu lieu en banlieue de Tal Tamar, à l’ouest de Hassaké. Selon les sources, « les soldats étaient en train de placer des mines sur la ligne de séparation lors que l'une des mines a brusquement explosé ». C'est la version turque. Des sources indépendantes elles, évoquent des attaques au drone tueur, qui se multiplient à cadence régulière dans le nord et l'est de l'Euphrate et on croit y voir une réactivation des "drones syriens".

Le jeudi 12 novembre, un convoi militaire turc a été pris pour cible par l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) placée en bordure d’une route menant à la ville d'Afrin dans la campagne d'Alep. Le véhicule de l'armée turque a été endommagé, tandis que plusieurs soldats ont été blessés et transportés vers un hôpital local pour revoir des soins médicaux.

Aucun groupe n'a revendiqué l’attaque. Cependant, elle pourrait avoir été effectuée par les Forces volontaires qui poussent à expulser la Turquie du nord-ouest tout comme son pendant qui cherche à en faire autant avec les forces américaines à Deir ez-Zor et à Hassaké. Les drones syriens de conception iranienne ont d'ailleurs liquidé début de semaine, quatre soldats US en, pleine base US de Chaddadeh, sous les yeux ahuris de leurs confrères. On parle de l'apparition de Shahed 129 à guidage satellitaire sur le champ de bataille syrien qui parallèlement à Iskandar russe resserrent peu à peu l'étau sur l'axe US-Turquie en Syrie: depuis la levée de l'embargo sur le commerce des armes iraniennes, les échanges militaires semblent se faire plus facilement. Shahed 129 "satellitaire" aurait dans certaines versions une portée de 3 000 kilomètres. C'est l'engin dont parlait en 2014 le commandant en chef du département aérospatial du CGRI, le général Hajizadeh. Sauf qu'on sait pas si ce "Shahed 129" se fait guider par les satellites russes largement présents dans le ciel syrien ou par Nour-1, le premier satellite militaire iranien mis en orbite au mois d'avril.


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