Créée par Macron, la Convention citoyenne pour le climat...

Créée par Macron, la Convention citoyenne pour le climat lui colle un 2,5 sur 10

 La Convention citoyenne pour le climat (CCC) a jugé avec sévérité les décisions du gouvernement relatives aux propositions de la CCC, avec une moyenne de 2,5 sur 10. Un coup dur pour le président, qui avait créé de toutes pièces cette convention.

Emmanuel Macron va-t-il regretter d'avoir créé une Convention dite «citoyenne» sur le climat (CCC) ? Le comité Théodule vient d'évaluer avec sévérité l'action du gouvernement, en cherchant à déterminer si ses décisions relatives aux propositions de la CCC permettraient de s'approcher de l'objectif de réduction d'au moins 40% par rapport à 1990 des «émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 dans un esprit de justice sociale». L'exécutif obtient une note moyenne de 2,5 sur 10.

Concernant la traduction concrète des mesures de la CCC, aucune des six familles de propositions (sur le logement, la nourriture, le travail, la consommation, etc.) n'a obtenu la moyenne. En revanche, le vœu du gouvernement de passer par un référendum pour inscrire la lutte contre le changement climatique à l'article premier de la Constitution a obtenu la note de 6,1 sur 10.

"Il y a forcément de la déception"

En revanche, la CCC s'est congratulée, estimant majoritairement (à 6 sur 10) qu'elle avait été «utile à la lutte contre le changement climatique» et que «le recours aux Conventions citoyennes [était] de nature à améliorer la vie démocratique de notre pays». 120 membres inscrits sur les 150 de la CCC ont participé à ces votes.

«Il y a forcément de la déception», a conclu le militant écologiste et «garant» de la CCC Cyril Dion, commentant le mécontentement exprimé à l'égard des décisions gouvernementales.

La CCC a suscité dès le départ de nombreuses critiques. Créée par Emmanuel Macron en avril 2019, peu avant les européennes, et officiellement chargée de répondre à la crise des Gilets jaunes, la CCC est composée de garants comme Cyril Dion et de membres tirés au sort.

L'une des premières controverses : un soutien d'Emmanuel Macron, Daniel Cohn-Bendit, a été tiré aléatoirement pour en être membre. Face au tollé, celui-ci avait décliné sa participation. La CCC a aussi été remise en cause pour un problème de légitimité, l'assemblée ayant édicté des propositions sans avoir reçu un mandat de la nation.


: