Dîners clandestins : le procureur de Paris annonce l'ouverture d'une

Dîners clandestins : le procureur de Paris annonce l'ouverture d'une enquête

Une enquête pénale a été ouverte le 4 avril par le procureur de Paris Remy Heitz après la diffusion d'un reportage de M6 concernant des dîners clandestins auxquels certains ministres auraient participé.

Le procureur de Paris Rémy Heitz a ouvert le 4 avril une enquête pénale après la diffusion d'un reportage de M6 sur des dîners clandestins de luxe organisés à Paris, auxquels des ministres auraient pu participer selon les affirmations d'une source anonyme de l'émission.

«Le procureur de la République a saisi ce jour la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne d'une enquête des chefs de mise en danger d'autrui et de travail dissimulé» apprend-t-on du parquet de Paris, sollicité par l'AFP. «Elle aura pour objectif de vérifier si des soirées ont été organisées en méconnaissance des règles sanitaires et de déterminer quels en ont été les éventuels organisateurs et participants», selon la même source.

Plus tôt, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé sur Twitter avoir «demandé au préfet de police de Paris de vérifier l'exactitude des faits rapportés afin, s’ils sont vérifiés, de poursuivre les organisateurs et les participants de ces dîners».

M6 a diffusé ce reportage en caméra cachée dans un lieu présenté comme «un restaurant clandestin situé dans les beaux quartiers», où les participants et les serveurs ne portent pas de masques et ne respectent pas les gestes barrières. La chaîne s'est aussi procuré des images d’une soirée payante, où des dizaines de convives apparaissent sans masque, certains se faisant la bise.

L’un des organisateurs interviewés, présenté comme «collectionneur», affirme en voix off déguisée : «J’ai dîné cette semaine dans deux ou trois restaurants qui sont soi-disant des restos clandestins, avec un certain nombre de ministres. Alors ça me fait doucement rigoler. On est en démocratie. On fait ce qu’on veut.»

La polémique a été très relayée sur les réseaux sociaux. Il s'agit du sujet le plus tendance sur Twitter, sous le mot-dièse #OnVeutLesNoms.


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