Wauquiez demande l'aide de Macron pour «empêcher l'installation»

Wauquiez demande l'aide de Macron pour «empêcher l'installation» d'une école musulmane en Savoie

 Le président de région en appelle au chef de l'Etat pour «faire respecter les principes qu’il a lui-même posé comme ligne directrice pour notre pays», en interdisant le projet d'école privée musulmane lancée à Albertville, en Savoie, par Millî Görüs.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez a adressé une lettre le 9 avril au président Emmanuel Macron pour lui demander d'intervenir contre le projet d'école musulmane privée dans la commune d'Albertville, en Savoie, un établissement gérée par l'association Millî Görüs qui doit bientôt recevoir un permis de construire de la part de la mairie, contrainte sur le sujet par le tribunal administratif de Grenoble le 6 avril.

"Des valeurs qui ne sont pas celles aujourd’hui de la République"

Le maire de la commune Frédéric Burnier-Framboret avait expliqué dans une tribune avoir été forcé d'autoriser la construction de cette école, prévue pour accueillir 400 élèves à côté de la mosquée turque de la ville. «Ce projet d’école correspond à une volonté politique très claire : organiser la coupure entre la communauté turque et le reste de la commune, avec un projet démesuré qui comprend 16 classes, un gymnase et qui est destiné à accueillir 400 élèves, soit l’équivalent d’un quart des élèves d’Albertville», souligne Laurent Wauquiez dans son courrier au chef de l'Etat.

Pour l'ancien chef des Républicains, «l'orientation» de l'établissement «consistera très clairement à promouvoir des valeurs qui ne sont pas celles aujourd’hui de la République». Rappelant que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin «a lui-même désigné Millî Görüs comme étant des "ennemis de la République"», le président de région demande au chef de l'Etat d'apporter son «soutien pour empêcher l’installation de cette école à Albertville sur notre territoire». «Il serait dramatique qu’au sein même de notre pays, le président de la République soit impuissant à faire respecter les principes qu’il a lui-même posé comme ligne directrice pour notre pays», conclut-il.


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