Législatives allemandes : Laschet et Scholz au coude-à-coude

Législatives allemandes : Laschet et Scholz au coude-à-coude selon un sondage à la sortie des urnes

 Un sondage à la sortie des urnes donne les sociaux-démocrates de l'actuel ministre des Finances Olaf Scholz et les conservateurs d'Armin Laschet au coude-à-coude. Les deux camps revendiquent d'ores et déjà la formation du prochain gouvernement.

Les sociaux-démocrates d'Olaf Scholz et les conservateurs de la chancelière Angela Merkel sont au coude-à-coude à l'issue des élections législatives, selon les premiers sondages de la soirée de ce 26 septembre. Des estimations publiées quelques minutes plus tard ont donné le SPD légèrement en avance.

L'union conservatrice CDU-CSU, menée par Amin Laschet, obtiendrait 25%, comme les sociaux-démocrates, selon une enquête à la sortie des urnes pour la chaîne publique ARD. Le SPD devancerait de peu, avec 26%, la CDU-CSU, à 24%, selon un autre sondage pour la chaîne ZDF.

Ces premiers sondages ont été accueillis par une explosion de joie au siège du SPD à Berlin. «Il est clair que le SPD [l'a emporté]», s'est félicité le secrétaire général du parti, Lars Klingbeil, tandis que les conservateurs ont reconnu "des pertes amères" de suffrages dans leur résultat aux législatives, selon leur secrétaire général.

«Nous avons le mandat pour former un gouvernement. (La tête de liste) Olaf Scholz va devenir chancelier», a estimé Lars Klingbeil. Une part importante des électeurs ayant voté par correspondance, cette première tendance pourrait cependant être corrigée au fil de la soirée après les premiers dépouillements.

Vers un camouflet historique des chrétiens-démocrates ?

Quoi qu'il arrive, les chrétiens-démocrates subissent un revers sans précédent depuis 1949 avec au moins huit points de moins qu'en 2017, déjà un niveau historiquement bas pour les conservateurs.

Pour la première fois en 72 ans, dans une Allemagne de plus en plus fragmentée, l'union conservatrice tombe sous la barre des 30%. Ce revers jette une ombre sur la fin de règne d'Angela Merkel, dont la popularité reste au zénith au terme de quatre mandats mais qui s'est avérée incapable de préparer sa succession.

Après s'être tenue à l'écart des joutes électorales, la chancelière a multiplié ces derniers jours les meetings pour soutenir Armin Laschet, en difficulté depuis l'été. Longtemps englué à la troisième place des sondages, le SPD a effectué à partir de la mi-août une improbable remontée. Les erreurs de ses adversaires, conjuguées au quasi-sans-faute de son chef de file, de tendance centriste, ont permis de faire mentir les pronostics qui promettaient à l'un des plus vieux partis d'Europe une mort lente.


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