Dette : Joe Biden ne peut garantir que les Etats-Unis ne feront pas défaut

 Le président américain Joe Biden a estimé ce 4 octobre qu'il ne pouvait «pas garantir» que les Etats-Unis ne seraient pas en défaut de paiement le 18 octobre, date butoir pour que le Congrès augmente la capacité d'endettement du pays.

La date limite du 18 octobre approche. Celle au-delà laquelle les Etats-Unis pourraient se retrouver en défaut de paiement si le plafond de la dette n'est pas relevé. L'occasion pour le président américain Joe Biden de fustiger l'opposition républicaine, l'accusant de jouer un jeu «dangereux» au Congrès.

«Ne vous mettez pas en travers du chemin», a-t-il déclaré ce 4 octobre dans un discours à la Maison Blanche, en dénonçant l'«irresponsabilité» des républicains au moment où les démocrates s'emploient à voter un texte augmentant la capacité d'endettement du pays. Le Parti démocrate dispose d'une majorité trop mince pour pouvoir, avec ses seules voix, «relever le plafond de la dette», une manœuvre législative que les parlementaires républicains peuvent empêcher.

«Je ne peux pas croire [qu'un tel scénario se produise]», a lancé le président américain à propos d'un défaut de paiement, qui ne s'est jamais produit dans l'histoire des Etats-Unis. «Est-ce que je peux le garantir ? Je ne peux pas le garantir», a-t-il toutefois ajouté.

Les législateurs ont déjà relevé ou suspendu 78 fois ce «plafond de la dette» depuis 1960. Il s'agit du seuil maximum légal accordé par le Congrès en matière d'emprunt. Actuellement fixé un peu au-dessus de 28 000 milliards de dollars, le Trésor estime qu'il sera atteint le 18 octobre.

Le gouvernement américain devrait alors, du jour au lendemain, cesser de vivre à crédit et sabrer dans ses dépenses. Un défaut de paiement des Etats-Unis aurait aussi des conséquences imprévisibles sur la finance et l'économie internationales, dominées par le dollar et irriguées par les bons du Trésor américain.


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