Eric Dupond-Moretti va recevoir une partie des signataires

Après la tribune de 3 000 magistrats dans « Le Monde », Eric Dupond-Moretti va recevoir une partie des signataires

Cette tribune, signée par plus du tiers de la profession, dénonçait les conditions de travail et alertait sur le mal-être grandissant des juges, substituts et greffiers.

« Nous ne voulons plus d’une justice qui n’écoute pas, qui raisonne uniquement en chiffres, qui chronomètre tout et comptabilise tout », écrivaient plus de 3 000 magistrats dans une tribune publiée dans Le Monde mardi. Le message, qui se voulait un signal d’alarme, est arrivé au ministre de la justice. Eric Dupond-Moretti recevra vendredi des signataires du texte, a-t-il annoncé sur LCI jeudi 25 novembre.

Cette tribune, signée par plus du tiers de la profession, dénonçait les conditions de travail et alertait sur le mal-être grandissant des juges, substituts et greffiers. Les signataires y détaillaient le « dilemme intenable » auquel ils se trouvent confrontés : « Juger vite mais mal, ou juger bien mais dans des délais inacceptables. »

Cette tribune, signée par plus du tiers de la profession, dénonçait les conditions de travail et alertait sur le mal-être grandissant des juges, substituts et greffiers. Les signataires y détaillaient le « dilemme intenable » auquel ils se trouvent confrontés : « Juger vite mais mal, ou juger bien mais dans des délais inacceptables. »

« Cette tribune est importante, de par le nombre de signataires, elle est originale en ce sens que ça n’est pas quelque chose de syndical si j’ose dire, c’est la base, et il faut toujours écouter la base », a souligné le ministre de la justice.

M. Dupond-Moretti recevra des magistrats du siège et du parquet, des juges d’application des peines et des juges d’instruction, pour que ce soit « éclectique et représentatif ». Il n’a pas précisé s’il convierait également les représentants des organisations professionnelles.

Considération qui se « délite »

« Il se dégage de cette tribune une difficulté presque existentielle », a estimé le ministre, rappelant que les questions qui y sont soulevées, notamment celles des moyens et de « la considération que l’on doit aux magistrats et qui se délite », sont abordées dans le cadre des Etats généraux de la justice, lancés le 18 octobre.
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Ces Etats généraux avaient été réclamés au début de juin par les deux plus hauts magistrats de France après des « mises en cause systématiques de la justice » et le malaise provoqué par une manifestation, en mai, de policiers devant l’Assemblée nationale qui criaient au laxisme des juges. « A ce moment-là, je suis le seul à monter sur la barricade ou l’un des seuls, [le seul] à défendre la justice et à la défendre de façon républicaine », a déclaré M. Dupond-Moretti sur LCI.

Le Conseil supérieur de la magistrature, présidé par Chantal Arens et François Molins, a de son côté annoncé sur Twitter qu’il recevrait les auteurs de la tribune « mardi 7 décembre ».


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