« Ma première condition a été de commencer par Cuba »

Flavio Ferrari affirme qu’il a très rarement ses sentiments à fleur de peau. Cependant, au terme de l'inauguration, le 5 avril, du Festival San Remo Music Awards (srma), il est tombé une fois de plus sous le charme de Cuba et de ses habitants.

Flavio Ferrari affirme qu’il a très rarement ses sentiments à fleur de peau. Cependant, au terme de l'inauguration, le 5 avril, du Festival San Remo Music Awards (srma), il est tombé une fois de plus sous le charme de Cuba et de ses habitants.

« L'accueil que nous avons reçu, la passion avec laquelle ce Festival a été organisé, l'attention portée par toute l’équipe, m'ont vraiment ému. Ce fut une inauguration exceptionnelle. »
Ce n'est pas la première fois que le directeur des opérations de la marque srma vient en visite à Cuba : « Je travaille avec ce pays depuis plus de 25 ans, à travers des échanges culturels entre l'Italie et Cuba. J'ai participé à d'autres collaborations, mais cet événement a une dimension plus importante », c'est pourquoi l’organiser sur cette terre, bien connue de l'Italien, a un caractère « spécial » pour lui.
Ce Festival, qui s’est déroulé à Cuba jusqu'au 10 avril, « est né il y a de nombreuses années, autour du festival de la chanson italienne de San Remo. Ce fut une brillante idée de Nicola Convertino d'internationaliser l'événement afin de promouvoir la culture italienne, de faire connaître la mode et la cuisine de notre pays, car nous vivons de ces manifestations, et de donner de la valeur et de la force à ce que nous voulons vraiment obtenir, à savoir donner des opportunités aux jeunes ».

En ce sens, l'un des principaux objectifs de l'événement est de renforcer davantage les liens qui unissent nos pays, en utilisant l'art comme point de rencontre. « L'une des choses que nous voulons réaliser est de faire, de développer, d'écrire de la musique ensemble et de pouvoir enrichir le patrimoine culturel cubain avec quelques chansons composées ensemble, et de profiter des opportunités de l'Italie et l'Europe, que les artistes cubains se voient refuser. »
Pour ce « rêveur romantique » qui pense que « Cuba devrait accueillir chaque année l'ouverture du SRMA  en Amérique latine », après l'effort consenti « il reste à assurer le suivi de ce que nous avons réalisé. C'est une opportunité pour les jeunes talents cubains », qui l’ont beaucoup impressionné.

« C'est une bonne chose que je ne sois pas juge, car les 16 finalistes sont incroyables. Il y a du talent partout dans le monde, mais autant de talents réunis, si jeunes, avec tant d'envie, c'est difficile à trouver, et c'est formidable pour ceux qui vivent de la musique, pour ceux qui pensent à la musique 24 heures sur 24. »

Revenant à la réalité du monde d'aujourd'hui, il est persuadé qu' « il s'agit d'une grande opportunité artistique et culturelle et d'un appel au tourisme, indispensable en ce moment, et qui sûrement dans des temps meilleurs peut devenir un stimulant ».

Flavio Ferrari parle comme un Cubain. Par moments, son accent italien lui échappe et sa passion pour cette terre le domine. Il sait faire la différence entre le son et la salsa, il est sûr que « la clave de la rumba n'est pas la même que la clave du son ». C'est pourquoi, lorsqu'on lui a proposé de faire venir le SRMA en Amérique latine, sa première condition « a été de commencer par Cuba ».


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