21e Sommet de l’ALBA à La Havane

Le précédent sommet de cet organe régional, qui s'était également tenu à La Havane fin 2021, était principalement axé sur la reprise post-pandémie.

Le 21e Sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Traité de commerce entre les peuples (ALBA-TCP) se réunit aujourd'hui à La Havane.
Le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a reçu les présidents, Premiers ministres et hauts fonctionnaires du Venezuela, du Nicaragua, de la Bolivie, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, de la Grenade, de la Dominique, d'Antigua-et-Barbuda, de Saint-Kitts-et-Nevis et de Sainte-Lucie, qui participent à la réunion officielle.
Lors de la réunion, qui se tient au Palais de la Révolution dans la capitale cubaine, les pays membres discutent de la situation régionale et du potentiel de l'Alliance en fonction de ses capacités et de ses forces, avait annoncé le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodríguez Parrilla, sur le même réseau social.

L'ALBA-TCP organise traditionnellement un sommet au cours du premier semestre de l'année et un autre en décembre. Cette fois-ci, la réunion revêt une importance particulière car elle a lieu quelques jours avant le 9e Sommet des Amériques qui se tiendra à Los Angeles, en Californie, et à propos duquel plusieurs hauts responsables étasuniens ont laissé entendre que leur pays n'inviterait pas tous les gouvernements des Amériques, notamment trois États membres de l'ALBA-TCP : le Nicaragua, le Venezuela et Cuba.

Le précédent sommet ALBA-TCP, qui s'était également tenu à La Havane fin 2021, était principalement axé sur la reprise post-pandémie.
L'ALBA-TCP est une plateforme d'intégration des pays d'Amérique latine et des Caraïbes, qui met l'accent sur la solidarité, la complémentarité, la justice et la coopération, et dont l'objectif historique fondamental est d'unir les capacités et les forces des pays qui la composent, en faveur d'un développement intégral en tant que nations souveraines et justes.

Avant le début du Sommet, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a assuré l'équipe de presse présidentielle de la République de Cuba qu'il était heureux de se trouver à Cuba. Il a déclaré qu'ils étaient prêts pour cette réunion de l'ALBA-TCP, qui est un organe inclusif, solidaire, unitaire, un organe où tout le monde vient travailler sur les questions qui ont trait à la vie et au développement de nos peuples.
Il a assuré qu'ils se réunissaient pour établir une position très claire sur le Sommet des Amériques et un rejet ferme, énergique et absolu de la vision impériale qui cherche à exclure les peuples des Amériques.

« Les peuples des Amériques sont aujourd'hui plus lucides sur notre destin. L'ALBA-TCP est la voie de l'union et de la libération des peuples », a-t-il affirmé.
Pour sa part, le Secrétaire exécutif de l'Alliance, Sacha Llorenti, a déclaré que ce sommet suscite de grandes attentes. « Ce rendez-vous sera historique car nous réaffirmerons nos valeurs communes en tant que peuples d'Amérique latine », a-t-il ajouté.

Il a souligné que l'ALBA deviendra un point de référence pour le monde. Il a ajouté que l'ordre du jour à discuter par les chefs d'État et de gouvernement est très large, incluant la situation régionale et les stratégies de développement communes.
Le président de la Bolivie, Luis Arce, a signalé quant à lui que les participants sont d'accord pour dire qu'il ne devrait pas y avoir de discrimination idéologique.  Notre position est que tout le monde doit être inclus, les États-Unis doivent comprendre qu'ils doivent être ouverts pour s'asseoir avec tout le monde en Amérique latine, a-t-il ajouté.

Evely Paul Chet Greene, ministre des Affaires étrangères, du Commerce international et de l'Émigration d'Antigua-et-Barbuda, a indiqué que cette réunion permettra non seulement de discuter de questions en rapport avec le 9e Sommet des Amériques, mais aussi d'autres questions relatives à la pandémie de COVID-19, à la situation en Ukraine et avec tout ce qui se passe dans le monde.

Il a annoncé qu'ils pourront discuter en tant que dirigeants d'une position pour notre région. Jusqu'à présent, il y a un manque de vaccins, les prix des aliments et du pétrole augmentent et nous avons un espace ici à Cuba pour discuter de toutes ces questions.
Pour sa part, Ralph Everard Gonsalves, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, de la Sécurité nationale, des Affaires juridiques et de l'Information de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, a affirmé que sa position est de ne pas assister au 9e Sommet des Amériques, même s'il a souligné que des changements peuvent intervenir, car le principe de la convocation a déjà été laissé à la dernière minute.
Il a dénoncé le fait que cette réunion s'appelle le Sommet des Amériques, et non le Sommet de certains pays des Amériques, et que dans toutes les circonstances, le pays hôte ne peut pas déterminer qui y participe et qui n'y participe pas, ce qui est contraire aux pratiques internationales.
« Dans ce contexte, c'est une incroyable démonstration de mauvaises manières », a-t-il déclaré.

La Havane accueille le 21e Sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'ALBA-TCP.

Face à la politique des États-Unis, qui tentent d'exercer leur domination sur Notre Amérique, fondée sur la doctrine Monroe et les pires pratiques du maccarthysme, l'ALBA-TCP exprime son engagement en faveur de l'unité de l'Amérique latine et des Caraïbes et défend les postulats de la Proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix.

• Le Sommet ALBA-TCP a lieu quelques jours avant le 9e Sommet des Amériques qui se tiendra à Los Angeles, en Californie. Plusieurs hauts fonctionnaires étasuniens ont laissé entendre que les États-Unis n'inviteront pas tous les gouvernements des Amériques, en particulier qu'ils ne s'attendent pas à ce que trois États membres de l'ALBA-TCP participent au 9e Sommet des Amériques.

• C'est dans ce contexte que s'inscrit le 21e Sommet ALBA-TCP, qui organise traditionnellement une réunion au premier semestre et un autre en décembre.
• Plusieurs Etats membres de l'ALBA-TCP ont exprimé leur rejet du processus d'exclusion des gouvernements des Amériques du 9e Sommet.
• Le 9e Sommet des Amériques signifiera un recul des relations hémisphériques si les États-Unis n'invitent pas tous les États souverains du continent.

• Le Sommet des Amériques se devrait d’être un Sommet pour toutes les nations des Amériques, sans exclusion, et non un Sommet des États-Unis et de ses invités, selon les sympathies politiques étasuniennes.

• Si les États-Unis persistent à exclure certains pays de la région, cela confirmera que cette administration tiendra le Sommet des Amériques avec le plus grand nombre de pays exclus, ce qui représente un revirement sans précédent.

• Il est incohérent que dans le processus de négociation des engagements qui sont censés être adoptés au 9e Sommet des Amériques, un supposé représentant du Venezuela participe et s'active.  

• À coups de mensonges, de manipulation et de désinformation, le gouvernement des États-Unis tente d'imposer sa politique unilatérale, universellement rejetée par la majorité des États du monde, dans un forum régional.

• Les États-Unis n'ont pas encore compris que l'Amérique latine et les Caraïbes ont changé à jamais et qu'il est impossible de ressusciter la doctrine Monroe. Ils ignorent les appels de plusieurs nations à respecter le droit de tous les pays à participer au Sommet des Amériques.

• Cuba est reconnaissante envers les gouvernements et les peuples qui ont exigé l'inclusion de tous les pays à cette réunion continentale.
• Il est injustifié et incohérent de prétendre relever les défis des Amériques sans une approche de coopération inclusive.


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