La préfecture de police de Paris a interdit vendredi après-midi le parcours de la manifestation négocié la veille avec les syndicats pour samedi entre les places de la Bastille et de la Nation et a proposé un parcours alternatif, refusé par l'intersyndicale.
Un référé va être déposé samedi 24 octobre devant le tribunal administratif de Paris par l'intersyndicale contre le changement de parcours de la manifestation à Paris a appris l'Agence Radio France de sources concordantes. La préfecture de police de Paris autorise la tenue ce samedi 24 octobre, entre 13h et 19h, d'une manifestation entre la Porte d'Italie et la Porte de Vincennes or ce parcours ne convient pas à l'intersyndicale.
La Fage confirme ce vendredi soir à l'Agence Radio France que l'intersyndicale Ile-de-France va déposer un recours contre le changement de parcours opéré par les autorités "alors qu'un parcours de manifestation entre Bastille et Nation avait été négocié et signé hier jeudi par l'intersyndicale Île-de-France auprès de la préfecture de police de Paris", écrit par ailleurs la Fage dans un communiqué. La CGT Paris confirme également ce recours auprès de France Inter(Nouvelle fenêtre).
Un "revirement de dernière minute, inacceptable"
La Fage (fédération des associations générales étudiantes) juge ce "revirement de dernière minute, inacceptable". "En revenant sur un parcours négocié et signé, la préfecture fragilise les conditions de sécurité de la manifestation et fait peser un risque supplémentaire sur l'ensemble des manifestantes et manifestants", poursuit la Fage. "Au-delà de la méthode, cette décision soulève une question fondamentale, celle du respect de la liberté de manifester", ajoute-t-elle.
Auprès de France Inter, Adèle Tellez, co-secrétaire générale de la CGT Paris juge que ce revirement "crée plus de confusion, et donc plus de danger, plus de problèmes de sécurité, là où nous, notre souhait à la CGT, c'est que les manifestations se passent bien et que nous puissions exprimer nos revendications et les revendications des salariés et avec les jeunes dans le calme."
Source: Radio France








