Everllence : nos emplois et notre souveraineté ne sont pas à vendre !
La CGT Everllence, la FTM, la FNTE et la FNME alertent : Volkswagen s’apprête à céder 51 % d’Everllence (ex-MAN Energy Solutions) au fonds d’investissement américain Bain Capital, dans une opération qui doit lui rapporter environ 7,4 milliards d’euros.
Une opération avant tout financière, alors qu’Everllence est une entreprise bénéficiaire, avec d’importantes perspectives de croissance.
Pour les plus de 600 salarié·es des établissements français de Saint-Nazaire, Puteaux et Marseille, aucune garantie ferme n’a, à ce jour, été apportée à la CGT sur l’avenir des emplois, des activités et des investissements.
Everllence dispose de savoir-faire indispensables à la France : conception et fabrication de moteurs de grande puissance, ingénierie, activités commerciales, maintenance et services. Ses technologies Pielstick équipent notamment des bâtiments de la Marine nationale, dont des sous-marins nucléaires pour leurs systèmes de secours. L’entreprise intervient également dans les équipements de production électrique de secours des centrales nucléaires d’EDF.
Ce sont des capacités essentielles à notre défense nationale, à notre sécurité énergétique et à notre indépendance industrielle qui sont en jeu.
Volkswagen récupère des milliards tout en conservant 49 % du capital. Bain Capital prend le contrôle d’une entreprise rentable au moyen d’un montage financier reposant sur un endettement considérable. Mais où sont les engagements industriels ? Quels investissements ? Quelles garanties sur les emplois et les savoir-faire ?
En Allemagne, des engagements de maintien des sites et de l’emploi ont été annoncés jusqu’en 2030. Pourquoi les salarié·e français n’auraient-ils pas droit aux mêmes garanties ?
La CGT a interpellé le Premier ministre dès le 2 juillet, puis les ministères de l’Industrie et des Armées. À ce jour, elle attend toujours des réponses et des engagements concrets.
Le gouvernement ne peut pas autoriser cette opération.
L’échéance annoncée du 20 novembre pour la décision de l’État sur le contrôle des investissements étrangers impose d’agir immédiatement.
L’État doit refuser de laisser ces capacités stratégiques aux seules décisions des investisseurs financiers et engager une prise de contrôle public, pouvant aller jusqu’à la nationalisation des activités concernées.
La CGT a la solution : la construction de Pôle et service Public Nationaux qu’ils soient de Défense, de l’Energie, de la Finance.
La souveraineté ne peut pas être un slogan : elle impose des actes !
Le 2 novembre 2026
CGT








