L’Arabie saoudite, sous la pression des attaques des houthistes, tente de protéger ses exportations de pétrole
La résilience du principal producteur d’or noir du Golfe est mise à l’épreuve par les frappes des houthistes du Yémen, alliés de l’Iran, contre ses infrastructures civiles et énergétiques.
Tandis que la guerre au Moyen-Orient sème, depuis fin février, le désordre sur les marchés énergétiques mondiaux, l’Arabie saoudite a longtemps semblé tirer son épingle du jeu. En plus de sept mois de conflit, ses exportations de brut ont diminué, mais dans une moindre ampleur qu’ailleurs dans le Golfe grâce à son oléoduc Est-Ouest, le Petroline, débouchant sur la mer Rouge. Une voie lui permettant de contourner le détroit d’Ormuz et, partant, de capitaliser autant que possible sur la flambée des cours du brut.
« Le royaume d’Arabie saoudite est peut-être le seul gagnant de cette guerre », indiquait même, fin septembre, dans un billet sur la plateforme Substack, l’économiste Robin Brooks, chercheur à la Brookings Institution. Selon ses calculs, en vendant un peu moins de barils mais chacun beaucoup plus cher, Riyad a encaissé ces derniers mois davantage de recettes pétrolières qu’avant la guerre en février.
Cette résilience est aujourd’hui mise à l’épreuve par la recrudescence des attaques des houthistes du Yémen, alliés de l’Iran, contre les infrastructures civiles et énergétiques de la pétromonarchie. En quelques jours, les frappes ont déjà fait 18 morts et conduit à la fermeture de l’aéroport de Riyad, cible d’un tir de missile particulièrement meurtrier samedi 10 octobre. Mercredi 14 octobre, les autorités saoudiennes ont aussi confirmé qu’un bâtiment du siège de la compagnie pétrolière nationale, Aramco, à Dhahran, dans l’est du royaume, avait été visé.
Source: Le Monde








